Table des matières
SOMMAIRE
Employeur : Cornwall Tire
Expérience : 12 ans
Éducation type : École secondaire
Échelle salariale : entre 12 $ à 22 $ de l’heure
Groupe de compétences : 7 - Métiers, transport et machinerie
No CNP – Profession : 7443 - Préposé à la pose et à l'entretien des pièces mécaniques d'automobiles
Secteur industriel : 48-49 - Transport et entreposage
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Où je travaille
Mon employeur, Cornwall Tire, qui offre tous les services d’entretien de l’auto et du camion, emploie environ 25 à 30 personnes à temps plein et au besoin engage des gens à temps partiel.
Mon travail
Comme technicien de pneus de véhicules lourds, je dois connaître tous les pneus utilisés sur les camions lourds et je dois pouvoir les réparer ou, au besoin, les remplacer. Mon travail se fait là où se trouve le camion en panne. On m’appelle et je me rends au camion pour effectuer les réparations, donc c’est le long des grandes routes où je fais beaucoup de mon travail.
Salaire
L’échelle de salaire pour ma spécialité varie en fonction de la région. Ça peut aller de 12 dollars jusqu’à 20-22 dollars par heure. Pour les services en dehors des heures de travail habituelles, là encore ça dépend de la compagnie qui t’emploie. On peut être payé à l’heure ou à l’appel, ça varie.
Le français au travail
[TEXTE]
Je me sers beaucoup de mon français surtout pour les chauffeurs de camion direction – sutout où on est – Montréal-Toronto, mais je dirais que les trois quarts de nos clients viennent de Montréal. Ça me donne un gros avantage parce que quand j’arrive sur le lieu de travail puis je leur parle en français, ils sont bien contents. Ça facilite ma tâche puis eux autres, ils passent le mot puis ça donne de bonnes références.
Images de travail
MOI
ANTÉCÉDENTS
- Né à Saint-Albert
- Jeunesse à Casselman
- Père camionneur, mère serveuse
INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS
- Les voitures modifiées
- Passer du temps avec les amis
- Aller à des salons de l’auto
Mon passe-temps
[TEXTE]
Mes intérêts sont pas mal les voitures, que ça soit camions, les autos, j’aime bien ça moi des chars modifiés. J’en ai trois à moi, puis j’aime en prendre soin. Ma première voiture, c’est une 95 Escort pas mal reconnue ici à Cornwall. Ça, j’ai acheté ça à l’âge de 19 ans. J’étais très fier, j’ai travaillé fort, puis l’an 2002 j’ai acheté une autre auto, une Focus, une 2000. Mes modifications, je garde ça pas mal juste apparence parce que j’aime que mes chars soient fiables.
Mes parents, mes amis
Mon père est bien habile de ses mains, très débrouillard, il fait n’importe quoi. Il réparait ses propres véhicules et c’est grâce à lui que j’ai choisi mon métier. Ma mère, c’est pareil, elle est peintre et fait des décorations de jardin et de la couture. Mes amis ont différents métiers. Il y a des enseignants, des mécaniciens, des médecins, des pompiers... c’est varié et c’est ce qui rend nos rencontres intéressantes.
Grandir en français
Je suis né à Saint-Albert, un village très francophone et j’ai passé toute ma vie à Casselman, aussi un milieu francophone. Je n’ai pas eu trop de misère. Mes parents sont bilingues et ça m’a aidé avec mon anglais. Avec le temps, à cause du métier et aussi de l’arrivée plus nombreuse de gens de l’extérieur de la région, je suis devenu meilleur en anglais. Mais être bilingue, ça m’a aidé dans mon métier.
MON CHEMINEMENT
2003 Cornwall Tire
1998 Casselman Tire
1998 Diplôme d’études secondaires
1997-1998 Stage COOP – Casselman Tire
1998-1998 Stage COOP – Aménagement paysager
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Mes stages COOP
J’ai fait deux stages COOP durant ma dernière année au secondaire. Le premier semestre, j’ai travaillé avec un paysagiste, car je pensais que c’était ça que je voulais vraiment faire plus tard. Mais avec le stage, même si j’ai pris de l’expérience, j’ai pu voir que je n’avais pas d’intérêt là-dedans. À mon deuxième stage, celui avec Casselman Tire, j’ai trouvé ça plus intéressant que l’autre parce qu’on est sur la route, jamais au même endroit. On rencontre du monde, ce n’est jamais la même chose. Ça me convenait mieux.
Mes débuts dans le métier
[TEXTE]
C’est un stage COOP qui m’a donné le goût de faire ça, qui m’a ouvert les yeux dans ce métier-là. En faisant mon ouvrage pour l’école, mon employeur a aimé ce que je faisais, il m’a engagé les mercredis soir, puis les samedis, ça a commencé de même. Là il m’a dit aussitôt que je finissais l’école, que ça me prenait absolument mon éducation : on va te prendre à temps plein.
Changer d'employeur
Après cinq ans chez Casselman Tire où j’ai acquis de l’expérience sur les pneus de différents équipements agricoles, j’ai senti le besoin de changer parce que c’était toujours le même genre de travail. Avec mon nouvel employeur, où l’ambiance est plus familiale, mon travail m’apporte tous les jours de nouvelles expériences dans le domaine du service routier, des poids lourds.
MES COMPÉTENCES
APPRENDRE CONSTAMMENT
- Il y a des cours qui s’offrent sur des techniques particulières.
COMMUNIQUER
- C’est bien important d’obtenir la bonne information pour arriver avec le bon équipement.
PLANIFIER ET ORGANISER
- Il faut pouvoir répondre aux appels sans perdre trop de temps, et en même temps les clients doivent être satisfaits.
RÉFLECHIR ET RÉSOUDRE DES PROBLÈMES
- On a parfois des problèmes, soit avec un chauffeur, soit avec un pneu. Il faut essayer de les résoudre de manière efficace.
TRAVAILLER AVEC LES AUTRES
- Je travaille la plupart du temps seul, alors quand vient le temps de travailler en groupe, c’est plus dur.
UTILISER LA TECHNOLOGIE ET GÉRER L'INFORMATION
- Il n’y a pas vraiment de machines qui font le travail dans le service routier, c’est plutôt manuel.
UTILISER LES CHIFFRES
- Calculer le temps écoulé pour chaque appel afin de facturer le client
- Tenir compte des pièces utilisées et le coût de chaque pièce.
Forme physique
Le service routier, c’est surtout du travail physique. Il n’y a pas vraiment de machines pour faire l’ouvrage. Ça se fait avec les bras, des barres de fer et parfois une masse. Il faut donc être en bonne forme physique. C’est un métier qui est dur sur le dos et les genoux. Sans les bonnes techniques, on peut se blesser gravement, comme c’est le cas pour certains que je connais. Moi, en plus de douze ans de métier, je ne me suis pas blessé. Ma forme physique, c’est bien important.
Premier contact
Les premières communications sont très importantes. Quand on reçoit un appel, c’est la façon dont on parle au client qui, la plupart du temps, va déterminer son humeur. Cette première impression-là veut dire beaucoup. Ça m’est arrivé d’avoir des clients fâchés, malcommodes, mais ils ont fini par constater qu’ils étaient dans le tort et se sont excusés par la suite.
Service offert
On offre le service 24 heures, sept jours semaine. En général, il s’agit d’un problème de pneu sur un gros camion qui fait le voyage Montréal-Toronto. Il arrive parfois qu’on ait des réparations à faire, mais dans le cas des camions poids lourds, normalement, on remplace le pneu au complet. C’est pour ça que je dois transporter dans mon camion de service une variété de pneus de rechange.
Travailler seul
[TEXTE]
En étant sur le service routier, tu passes bien du temps tout seul, t’apprends à travailler tout seul. Quand ça vient le temps de travailler en groupe c’est plus dur parce que tu ne demandes pas d’aide pis eux autres, ils trouvent ça drôle, mais je suis un gars qui aime bien travailler seul. Si tu n’aimes pas travailler seul, ce n’est pas vraiment un métier... parce que tu passes bien des heures tout seul.
MON TRAVAIL ET MOI
ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
- Inspecter mon camion de service
- Vérifier mes outils et le bon fonctionnement de l’équipement
- Obtenir la liste des appels et planifier la journée
- Effectuer le service
MES PRÉFÉRENCES
- J’aime rencontrer les gens qui viennent d’ailleurs.
- J’aime écouter leurs histoires avec leurs accents particuliers.
MES DÉFIS
- Travailler sur la route l’hiver : le froid, la neige, c’est vraiment la seule chose qui me déplaît.
Un appel de service
[TEXTE]
Quand un client appelle, il faut être bien sûr que la communication est bonne parce que nous ça nous prend la location, la grosseur, nom de la compagnie, toute l’info possible, on la prend en note parce que ça ne prend pas grand-chose pour mélanger les informations. Autant que possible, on essaye de parler directement avec le client, comme ne pas le passer d’un gars à un gars à un gars. Il faut qu’on ait les pneus de la bonne grandeur, tous les outils dont on a besoin.
La sécurité
Quand j’ai un appel sur la route 401, une fois rendu c’est bien important d’être très visible et d’utiliser mon camion comme une barrière, comme mesure de sécurité. Il faut être très bien éclairé pour que le camion soit visible de loin, avec les roues orientées de façon à ce que si par hasard quelqu’un me frappe, le camion va se diriger vers le fossé et pas sur moi.
Certification
Pour le métier que je fais sur la route, il faut être certifié. Le ministère du Transport recommande une formation sur la sécurité, les défauts à inspecter, la façon d’inspecter les roues, toutes les spécifications reliées aux roues, la pression du pneu, etc. Dans le garage même, on n’a pas besoin de certificat, mais sur la route, oui. Il faut absolument être spécialisé pour le poids lourd.
L'importance de mon travail
C’est un travail important, car sans les transports, les magasins et les autres commerces ne peuvent pas fonctionner. Si un camion de Purolator par exemple, a une crevaison et est en retard d’une heure, ça peut nuire à 25 autres marchands. C’est une grosse responsabilité pour nous de savoir que si ça nous prend trop de temps à réparer le pneu, on peut nuire à bien du monde. Alors, c’est très important que notre travail soit fait le plus efficacement possible.
La responsabilité
Une des raisons pour laquelle on est spécialisé, c’est en fonction de la sécurité. Si je n’installe pas bien la roue, elle peut se décrocher ou ça peut causer du dommage au camion ou causer un accident et des blessures. Bien des gens peuvent penser qu’il s’agit juste d’un pneu, mais on porte une grande responsabilité sur le dos. Alors il faut pouvoir prendre notre temps et s’assurer de la sécurité.
MES ÉTUDES
POSTSECONDAIRE
- Certificat – formation spécialisée sur des emplâtres de réparation
SECONDAIRE
- Diplôme d’études secondaires
- Stages COOP
Mes cours préférés
- Atelier du bois
- Mécanique automobile
Mes enseignants au secondaire
J’ai toujours été bon avec les gens, donc avec mes enseignants d’école aussi. J’étais bien ami avec eux. Même, il y en a un qui m’a engagé un été pour prendre soin de sa cour. Mes professeurs étaient sévères avec moi quand il le fallait, quand je le méritais, c’est normal. Mais, après les heures d’école, c’est du monde comme toi et moi et je communique encore avec eux aujourd’hui. Ça, ça veut dire gros.
De l'école au travail
[TEXTE]
Quand l’école a fini cet été-là, moi je travaillais déjà à temps partiel chez Casselman Tire puis ils n’exigeaient pas d’avoir une éducation au collège, donc j’ai gradué, puis je suis allé direct au domaine du travail. Depuis ce temps-là, je suis encore dans le métier. Cornwall Tire, c’est mon deuxième emploi depuis que je suis sorti de l’école.
Cours suggérés
Ma suggestion pendant le secondaire, ça serait de faire un stage COOP. En partant, tu vas savoir si tu aimes ça ou non. Moi, je remercie le stage parce que c’est ça qui m’a ouvert les yeux sur ce métier-ci. Les ateliers aussi sont importants. Tu veux faire affaire avec des voitures, donc il faut que tu aies une idée de quoi il s’agit. Tu vas apprendre c’est quoi un véhicule, un moteur, des freins et aussi quelles sortes d’outils on utilise.
Un bon choix
Je suis bien satisfait de mon choix de carrière, surtout après avoir changé d’employeur. Quand je parle de mon métier à des gens, ils ne le connaissent pas beaucoup et j’aime ça le décrire parce que c’est intéressant. Si j’avais à recommencer, je ne changerais rien. Je suis bien content, j’aime mon métier et je suis fier de mon choix.
MON AVENIR
COURT TERME
- Rester dans le même métier, au même endroit
LONG TERME
- Diminuer le service routier et peut-être travailler au service à la clientèle, dans le bureau.
Une semaine de travail
Une semaine régulière aux heures normales, c’est 44 heures. Mais comme on offre le service 24 heures, ça peut aller en moyenne à 65 heures par semaine. C’est exigeant le service 24 heures, c’est de cinq heures le soir à huit heures le matin. Tu assures le service d'urgence et tu ne peux pas prédire combien d’appels il va y avoir. Une chance que j’ai une bonne entente avec mon employeur : si je travaille toute la nuit, le lendemain matin je peux me reposer jusqu’à midi.
Changements dans le métier
[TEXTE]
Dans le travail que je fais, moi ça fait presque douze ans que je fais ça, puis j’ai déjà vu de gros changements. Les emplois se facilitent, la technologie est meilleure, comme pas juste les pneus, mais l’équipement. Plus ça va, je pense, plus mon métier va être facile. Sur le service routier, c’est tout physique, il n’y a pas de machines comme telles qui font l’ouvrage pour toi. La technologie n’a pas d’impact sur le service routier. Dans le garage oui, c’est très important la technologie, mais sur le chemin, c’est toi et la machine, c’est toi la machine.
Les possibilités d'emploi
Dans le futur, je crois qu’il va y avoir beaucoup de possibilités d’emploi parce qu’il n’y a pas beaucoup de gens qui font ce métier-ci. J’espère en voir plus parce qu’il y a une grosse demande. Il y a de plus en plus de camions sur la route et tant qu’il y a des voitures sur la route, il y a des pneus à changer. Aussi, ça demande seulement une douzième année, c’est encourageant pour ceux qui ne veulent pas aller faire un autre quatre ans d’études.
Conseils
Si vous ne voulez pas travailler dans un domaine où il y a un risque d’être remplacé par une machine, si vous aimez l’ouvrage physique, travailler à l’extérieur et rencontrer du monde, c’est un bon métier pour vous. Les nouvelles technologies remplacent les êtres humains dans beaucoup de domaines, mais il va toujours y avoir un besoin de gens qui travaillent physiquement. La technologie ne vous remplacera pas dans ce travail.
LIENS UTILES
Information sur le marché de l’emploi
Classification nationale des professions
7443 – Préposés/préposées à la pose et à l'entretien des pièces mécaniques d'automobiles
Guide sur les carrières
Mécaniciens/mécaniciennes de camions et de remorques
Emploi avenir Ontario
Mécaniciens à l'entretien et à la réparation, automobiles et camions
Guide des métiers spécialisés
Mécanicien/mécanicienne en entretien et en réparation de remorques routières
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Formation
Qu’est-ce que l’apprentissage?
La Cité Collégiale
Techniques des véhicules automobiles
Le collège Boréal
Professions connexes
7312 – Mécaniciens/mécaniciennes d'équipement lourd
9486 – Monteurs/monteuses et contrôleurs/contrôleuses de matériel mécanique
7216 – Entrepreneurs/entrepreneuses et contremaîtres/contremaîtresses en mécanique
Associations professionnelles
Le programme des normes interprovinciales – Sceau rouge
Association des industries de l’automobile du Canada
Conseil du service d’entretien et de réparation automobile du Canada
Autres liens utiles
La boussole
Site conçu pour les jeunes. Grande variété de liens reliés au cheminement de carrière.
Ma carrière – TFO
Informations sur une variété de carrières et sur la formation exigée pour chacune d'elles. Aussi, de nombreux conseils pratiques.
info-Emploi Ontario
Une importante source d’information sur l’emploi.
Guide de la planification de carrière en Ontario
Information sur les salaires
Informations sur les salaires d'une gamme de professions dans diverses régions du Canada



