Table des matières
SOMMAIRE
Employeur : Inspec-Sol Inc. – Engénierie et solutions
Expérience : 3 ans
Éducation type : Collège
Échelle salariale : de 30 000 $ à 150 000 $
Groupe de compétences : 9 – Transformation, fabrication et services d’utilité publique
No CNP – Profession : 7265 – Soudeurs
2264 – Inspecteurs en construction
Secteur industriel : 54135 – Services d’inspection de bâtiments
332 – Fabrication de produits métalliques
Images de travail
Où je travaille
Mon employeur est Inspec-Sol, une firme d’ingénierie qui offre des solutions en matière de construction. La compagnie est située à Ottawa et notre travail se fait un peu partout dans l’Est de l’Ontario.
Je suis inspecteur d’acier, breveté par le Bureau canadien de soudage. Le nombre d’employés dans la compagnie est d’environ 400.
Salaire
Le salaire annuel varie en fonction des titres de compétences. En général, le salaire se situe entre 30 000 $ et 150 000 $, dépendant de ton expérience et de tes responsabilités.
Autres intérêts
[TEXTE]
À l’extérieur du travail, j’aime bien faire du jardinage. J’ai aussi une moto. Je fais du wakeboarding* l’été et de la planche à neige l’hiver. J’aime bien être à l’extérieur.
Je suis bon cuisinier.
J’ai beaucoup d’occupations ici dans la maison, parce qu’on a acheté une maison plus vieille et c’est moi qui fait la rénovation.
* planche nautique
L'inspecteur de bâtiments
L’inspecteur de bâtiments fait l’examen des édifices en construction afin d’assurer que tout soit fait selon les normes et selon le contrat du client. On est appelé à chaque étape de la construction, à inspecter le sol, le béton, l’acier et toute autre partie de la structure de l’édifice.
On protège le client qui veut s’assurer qu’il reçoit la valeur de son argent et on protège l’utilisateur futur en l’assurant que tout est sécuritaire.
MOI
ANTÉCÉDENTS
- Jeunesse à Alexandria
- Stage dans les Forces canadiennes
- Emplois variés
INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS
- Jardinage
- Sports
- Cuisine
Mes parents
Lorsque mon père était jeune, il était soudeur. Pendant une partie de sa vie, il a conduit des camions. Ma mère est cuisinière dans un centre de soins infirmiers et elle travaille encore. C’est une bonne place pour prendre un repas. J’aime toujours retourner à la maison.
Intérêts
Si je ne pouvais pas faire ce travail là, j’aimerais bien être soit un chef cuisinier soit un pilote d’avion. Il y a trois ou quatre ans, lorsque je ne travaillais pas, je suis retourné au collège pour prendre un cours de cuisine, deux soirs par semaine, et j’ai beaucoup appris. J’aime bien cuisiner et j’aime bien manger aussi.
Le jardinage et la cuisine vont de pair. Je fais pousser des herbes et des légumes dans mon jardin et je m’en sers dans ma cuisine.
Mes amis
La majorité de mes amis travaillent comme moi dans le domaine de la construction, et on travaille plutôt à l’extérieur. Puisque mon épouse travaille dans le domaine de la santé, j’ai aussi des amis qui sont dans ce domaine-là. C’est intéressant d’avoir des amis dans une variété de professions.
Fier d'être francophone
[TEXTE]
J’ai grandi francophone jusqu’à peu près en 7e année où mes parents ont décidé de nous envoyer à l'école anglophone pour être habiles dans les deux langues. Mais notre première langue, c’est le français. Je suis fier d’être francophone.
Digne de mon nom
Quand j’étais très jeune, je pensais à comment allier le fer et le feu. Je regardais des programmes comme Robin Hood et je les voyais forger du fer pour fabriquer des épées, et ça m’a toujours intéressé.
Et puis, j’ai un bon nom de famille pour ça aussi : « Taille-fer »...
MON CHEMINEMENT
2005 Brevet de technologue en arpentage
1999 Formation collégiale, brevet de soudeur (Bureau canadien de soudage)
1989-1992 Forces militaires
1989 Diplôme d’études secondaires
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Emplois précédents
J’ai déjà travaillé dans une usine de souliers et pour une entreprise qui faisait sécher le bois. J’ai ensuite travaillé dans le domaine du soudage et comme arpenteur, pendant deux ou trois ans.
Pourquoi le soudage?
[TEXTE]
J’ai choisi d’aller dans ce genre de travail parce que, pendant que je grandissais, j’ai eu une job en usine, c'était une usine de souliers. Sentir de la colle toute la journée, ce n’était pas mon affaire. De là, j’ai entré dans le soudage. Je voulais faire ça puis mon père avait fait ça aussi. On a un petit ornement chez nous que mon père a fait quand il avait 18 ans, 50 ans passé. C’est son nom écrit en fer forgé. Je pense que c’est ça initialement qui m’a intéressé au soudage.
Préparation à l'emploi
Pour me préparer au travail de soudeur, j’ai dû bien observer et écouter, surtout au collège. Il faut des connaissances en chimie lorsqu’on fait fondre le fer à une température élevée. Il faut aussi comprendre les plans lors de la construction d’un édifice, donc certaines connaissances en design sont nécessaires. Il faut savoir faire des fractions. Pour éviter qu’on gaspille de l’argent, il faut mesurer les poutres plusieurs fois avant de les couper puisqu’une poutre peut coûter jusqu’à 400 $.
L'apprentissage par les « pères »
Mon père nous montrait comment faire les choses. Si on faisait un travail mécanique, je lui passais les outils ou je lavais les pièces pour lui. Il nous faisait participer et nous a fourni un apprentissage sur le tas. Mon grand-père était mécanicien et il a transmis ses connaissances à mon père qui est ensuite devenu soudeur et camionneur.
Les Forces militaires
J’ai fait partie des Forces militaires jusqu’en 1993. Le camp d’entraînement était d’une durée de trois mois et pendant cette période, j’ai appris à me fixer des objectifs et à planifier mes journées. J’ai été militaire pendant cinq ans et mon métier était celui de conducteur. J’ai appris à conduire divers équipements, des Jeeps, des véhicules lourds, des chargeurs, des bouteurs et des pelles rétrocaveuses. Les Forces militaires, c’est à conseiller. Elles offrent une formation dans divers domaines et la possibilité de voyager.
MES COMPÉTENCES
APPRENDRE CONSTAMMENT
- Les normes en matière de construction changent constamment. Il faut continuer à apprendre. Je compte améliorer mes compétences en continuant mes études.
COMMUNIQUER
- Bien comprendre et expliquer les politiques, de sorte à pouvoir justifier une recommandation.
- On doit garder une communication ouverte avec les clients.
PLANIFIER ET ORGANISER
- On travaille sur plusieurs projets simultanément. Il faut être bien organisé et savoir planifier.
- Les déplacements d’une ville à l’autre sont nécessaires pour suivre les divers projets.
RÉFLÉCHIR ET RÉSOUDRE DES PROBLÈMES
- Pour offrir des solutions, il faut analyser la situation pour résoudre les problèmes qui surviennent.
- Il est important de repérer les faiblesses d’un projet de construction pour être en mesure d’offrir les meilleures solutions.
TRAVAILLER AVEC LES AUTRES
- Bien connaître les personnes avec qui on travaille pour respecter les personnalités et les routines.
- Il est important de rester neutre en composant avec les personnes.
UTILISER LA TECHNOLOGIE ET GÉRER L'INFORMATION
- Appareils numériques
- Ordinateur portable
- Téléphone cellulaire
UTILISER LES CHIFFRES
- Bien mesurer pour s’assurer de ne pas gaspiller les matériaux.
- Prévoir le nombre de visites à un site pour permettre au patron de dresser son budget.
L'apprentissage continu
Dans mon métier, il faut continuellement mettre à jour ses connaissances. On peut commencer un projet avec des plans pour un édifice, mais, pendant la période de construction, on peut recevoir six ou sept mises à jour sur les normes. Mon métier exige beaucoup de lecture de contrats, de spécifications ou de normes et il faut savoir où trouver les renseignements. On ne peut pas passer quatre à cinq heures sur le chantier à lire pour trouver les renseignements voulus.
Mesurer et calculer
Savoir mesurer avec précision est très important dans mon métier. Lorsqu’on coupe du fer, il faut mesurer deux ou trois fois et ensuite couper à la bonne place, parce que si on coupe trop court, on peut gaspiller beaucoup d’argent. Certains alliages sont très dispendieux. J’ai déjà vu un morceau de tuyau de 4 pouces de diamètre et 20 pieds de long qui valait 60 000 $.
Aussi, mon patron va parfois me demander le nombre de visites prévues pour qu’il puisse préparer son budget.
Le français est un atout
Le français m’aide souvent dans mon travail puisqu’on fait appel à moi pour visiter les clients des milieux francophones. Souvent, d’autres clients qui ne parlent que le français nous appellent, donc je suis en mesure de les aider en leur fournissant un service en français. Il y a beaucoup d’Acadiens qui érigent des structures d’acier, ce qui me permet aussi d’utiliser mon français. Ce groupe utilise les deux langues officielles donc je peux communiquer avec ces personnes en français ou en anglais.
L'acquisition de mes compétences
J’ai développé mes compétences par la force des choses et avec le temps. On apprend tous les jours. La vie est, en réalité, une courbe d’apprentissage. L’école nous donne un apprentissage de base et nous apprend à résoudre des problèmes, mais on évolue en vieillissant. Il faut tout simplement y mettre un peu d’effort.
Bien planifier
[TEXTE]
Planifier et organiser c’est très important parce que j’ai plusieurs projets en même temps à différents endroits et pour me rendre à ces places-là, il y a du voyagement de deux ou trois heures. Donc, c’est important pour moi de planifier pour être là de bonne heure et être capable de faire la job pendant que le personnel est là.
Planifier aussi pour faire sûr que les érecteurs d’acier n’ont pas une grue qui vaut trois, quatre mille piastres de l’heure qui attend pendant que moi je fais des petites vérifications...
MON TRAVAIL ET MOI
ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
- Étudier les dessins et les plans
- Inspecter les structures d’acier d’un édifice
- Préparer le coffrage pour le béton
- Assurer le serrage (compactage) du béton
- Faire des essais
MES PRÉFÉRENCES
- J’aime vérifier la verticalité des colonnes.
- J’aime que les tâches de mon travail soient variées.
- J’aime effectuer les essais de torsion.
MES DÉFIS
- J’aime moins les tâches administratives.
- Il faut porter une grande attention aux détails pour assurer que l’édifice soit solide.
Les tâches à effectuer
Je trouve que mon travail est intéressant puisque les tâches sont tellement variées. La vérification de la verticalité des colonnes, des conditions du chantier, les essais de torsion, la préparation du coffrage pour le béton, le serrage du béton, les inspections visuelles du soudage, la prise de photos permettant de bien déterminer les faiblesses. Voilà quelques-unes des tâches habituelles. Une journée type n’existe pas, et c’est ce que j’aime de mon travail.
Plusieurs étapes
Je dois visiter un site de construction plusieurs fois. Pendant la préparation des sols, on va aller voir dans le fond du trou, on met du gravois et, par-dessus ça, on va faire du compactage avant de mettre le béton. Suite à ceci, on commence à monter la structure d’acier. C’est ça ma spécialité.
Je prends souvent des photos du travail pour illustrer des déficiences ou des bonnes choses. Une photo vaut mille mots. On peut voir exactement c’est quoi la déficience ou le bon travail.
Mes collègues
[TEXTE]
On a beaucoup de professionnels où je travaille. On a des gens qui font l’analyse de l’air, l’analyse de sols, des analyses en laboratoire, des essais destructifs, non destructifs. On est tous différents.
Ils font beaucoup d’activités de famille ensemble. Là c’est le temps du hockey et ils vendent les billets aux employés au meilleur prix. On fait le patinage, l’activité de ski, ils célèbrent les fêtes de tout le monde, ils amènent un gâteau... c’est une bonne place pour travailler, j’aime bien l’atmosphère.
Les détails
Les détails sont très importants dans mon travail. On dit que la construction d’un édifice se trouve dans les détails. Une différence de cinq millimètres peut changer tout le profil d’un édifice. Si une colonne est mal placée, il se pourrait qu’il n’y ait pas suffisamment d’espace pour la porte, ce qui dérange l’emplacement de la fenêtre et ça risque de faire boule de neige. Donc, les détails sont d’une importance majeure.
L'importance de mon métier
Mon métier assure la sécurité du grand public. Si les normes sont bien respectées, les personnes peuvent visiter un édifice ou traverser un pont en toute sécurité. Sans mon métier, il y aurait une plus grande tendance à réduire les dépenses lors de la construction de ponts ou d’édifices. Les faiblesses pourraient rester cachées. Nous avons vu l’effondrement d’un pont à Laval. De nombreux facteurs entrent en jeu pour assurer la sécurité. Les structures peuvent-elles supporter un certain poids, stress, climat, par exemple?
MES ÉTUDES
POSTSECONDAIRE
- Programme de soudage au Centre for Industrial Learning
- Licence d’inspecteur de bâtiments
- Breveté par le Bureau canadien de soudage
SECONDAIRE
- Diplôme d’études secondaire obtenu lors du séjour dans les Forces canadiennes
Mes cours préférés
- Musique
- Mécanique
- Menuiserie
Mes années au secondaire
J’ai bien aimé le programme de musique puisque le prof était très cool. Je le vois encore souvent. Il joue dans un orchestre et je suis toujours heureux de le voir. J’ai aussi aimé les cours de mécanique et de menuiserie. J’ai toujours bien réussi dans les cours pratiques. J’aimais moins tous les règlements au secondaire, mais aujourd’hui je comprends que la vie tourne autour des règlements. Ils font partie de la vie de tous les jours. J’ai terminé mes études secondaires lorsque j’étais militaire.
Formation militaire
[TEXTE]
J’ai fini ma douzième année dans le militaire. C’est une obligation de finir la douzième et je l'ai fini. Après ça, j’ai travaillé, puis quand j’ai eu peut-être 28 - 29 ans, j’ai retourné à l’école. J’étais tanné de travailler à neuf piastres de l’heure. C’est vraiment ça qui ma poussé. Je voulais faire un bon salaire, puis je voulais me permettre les affaires que je voulais.
Formations professionnelles
J’ai suivi un programme de soudeur de deux ans. Je suis aussi allé au collège de technologie pour devenir arpenteur technologue. J’ai fait des cours de deux ou trois semaines pour des spécialités en béton et en sols. Ces certifications sont importantes dans mon travail.
J’ai ensuite suivi un cours de superviseur au niveau 1 pour les travailleurs d’acier.
Il me reste maintenant à poursuivre mes études pour obtenir ma certification aux niveaux deux et trois. Apprendre, ça ne finit jamais.
Si c'était à refaire...
Si j’avais à recommencer, je porterais plus attention au secondaire. C’est là où j’ai manqué plusieurs éléments de base. Surtout les mathématiques, les constances, les bases. Je comprends plus aujourd’hui parce que je les applique chaque jour. Mais, si je les avais eues dans ma poche en arrière, ça aurait été bien plus facile aujourd’hui.
À ceux qui s'intéressent
Je proposerais à ceux qui s’intéressent au métier de soudeur de suivre des cours de sciences, chimie et biologie et de mathématiques (l’algèbre et la géométrie). C’est essentiel d’avoir une bonne connaissance des sciences surtout.
MON AVENIR
COURT TERME
- Soudeur (2e niveau)
LONG TERME
- Soudeur (3e niveau)
- Atteindre le plus haut niveau de mon métier
- Obtenir une bague d’ingénieur
Formations futures
J’ai suivi mes cours de niveau deux au Centre Gooderham. Il ne me reste qu’à terminer les heures du volet pratique. Il faudra ensuite passer un examen. Si je réussis, j’aurai droit à une hausse salariale. J’ai déjà commencé mes leçons du troisième niveau.
Dans 10 à 15 ans, je veux être en haut de l’échelle, ce qui me permettrait de signer mes propres rapports et d’avoir ma propre entreprise.
L'évolution de mon métier
Je crois que les sinistres joueront un grand rôle dans l’évolution de mon métier. Le gros déluge qu’on a vu à Chicoutimi, par exemple, les tremblements de terre vont faire en sorte que les règlements devront être modifiés pour que les édifices puissent mieux tenir le coup. De nos jours, la qualité de l’acier est supérieure à celle de l'acier produit y a 50 ans.
La technologie aussi évolue et aura un effet important sur l’application de la soudure.
Perspectives d'emploi
Je crois que les perspectives d’emploi pour mon métier sont très bonnes. Elles le sont également pour les soudeurs et les monteurs de fer. Nous sommes toujours à la recherche de bons candidats pour ces postes.
Femmes soudeuses
[TEXTE]
Quand j’ai fait mes cours en soudage, on avait une fille avec nous, puis je crois que les femmes ont de très bonnes mains pour faire de la soudure. Elles ont une main stable, comparé à un homme. Aujourd’hui j’en vois trois ou quatre sur des sites différents. Trois, quatre soudeuses qui se promènent à Ottawa et Kingston, puis elles font du bon travail.
Un jour, j'aimerais...
J’aimerais bien avoir ma bague d’ingénieur sur mon petit doigt. Ça viendra un jour, mais je pense que ça aurait pu se faire plus rapidement si j’aurais été plus attentif au secondaire.
LIENS UTILES
Information sur le marché de l’emploi
Classification nationale des professions
2264 – Inspecteurs de construction
Guide sur les carrières
Emploi avenir Ontario
Soudeurs et conducteurs de machines à travailler les métaux
Choisir une carrière – Soudeur
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Formation
Qu’est-ce que l’apprentissage?
Carrières en construction – Apprentissage
L’institut des métiers - La Cité Collégiale
Collège Boréal
Techniques de soudage et d’assemblage – 2 ans
Professions connexes
Agents d’application de règlements municipaux
Entrepreneur et contremaître du formage façonnage et montage de métaux
Associations professionnelles
Autres liens utiles
La boussole
Site conçu pour les jeunes. Grande variété de liens reliés au cheminement de carrière.
Ma carrière – TFO
Informations sur une variété de carrières et sur la formation exigée pour chacune d'elles. Aussi, plusieurs conseils pratiques.
info-Emploi Ontario
Une importante source d’information sur l’emploi.
Guide de la planification de carrière en Ontario
Information sur les salaires
Recherchez les informations sur les salaires d'une gamme de professions dans diverses régions du Canada.



