Table des matières
SOMMAIRE
Employeur : Journal Les Nouvelles / Sa propre entreprise de traduction
Expérience : 2 ans en journalisme et 7 ans en traduction
Éducation type : Journalisme – collégial et universitaire
Traduction – universitaire
Échelle salariale : Journaliste - rédactrice en chef – Plus de 30 000 dollars par année
Traductrice – 40 000 dollars et plus par année
Groupe de compétences : 5 – Arts, culture, sports et loisirs
Nº CNP : Journaliste – 5123
Traductrice – 5125
Secteur industriel : 71 – Arts, spectacles et loisirs
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Où je travaille
[TEXTE]
Mon entreprise dans le domaine de la traduction porte le nom de Word for World Translation Services puis elle située à Timmins. Je suis la seule employée, sauf que je travaille avec des collaborateurs.
Aussi, je travaille au journal Les Nouvelles, un hebdomadaire francophone. Au journal Les Nouvelles, on est environ cinq. Il y a le directeur et moi - journaliste et rédactrice en chef -, on a le représentant des ventes, un graphiste, un chroniqueur sportif.
Salaire
Le salaire d’une journaliste-rédactrice en chef d’un journal francophone ici à Timmins est d’un peu plus de 30 000 dollars par année.
Pour la traduction, on est payé environ 18 cents le mot. À plein temps, pour 1 000 mots traduits par jour, le salaire serait d’environ 45 000 dollars par année; cela, dans le cas où tu travailles à ton compte. Si tu travailles pour une agence, tu es payé environ 15 cents le mot. Le gouvernement paie un peu mieux, mais tu dois être traducteur ou traductrice agréé-e.
Mes tâches de chef d'entreprise
En tout, je travaille environ 60 heures par semaine pour les deux emplois. Pour ce qui est de mon entreprise de traduction, il s’agit d’un travail à temps partiel puisque je travaille beaucoup avec des collaborateurs externes. Je fais du travail de traduction moi-même, mais j’en donne aussi aux collaborateurs. De plus, je fais les budgets.
Mes tâches de journaliste
À titre de journaliste-rédactrice en chef, je suis responsable de réaliser les entretiens et d'établir l’horaire de la semaine mais le contenu du journal est déterminé par l’actualité. Moi je choisis les événements les plus significatifs qui ont lieu dans la communauté francophone de chez nous. L’actualité, ce sont les gens qui la font.
Images de travail
MOI
ANTÉCÉDENTS
- Native de Notre-Dame-du-Nord, au Québec, Franco-Ontarienne par « adoption »
INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS
- M’occuper de mes trois enfants, bientôt quatre
- Faire du camping
- Voyager
Mes racines
Je suis native du Québec, de Notre-Dame-du-Nord. J’ai demeuré quelques années là-bas et ensuite nous sommes venus à Timmins, pour le travail. Je suis Franco-Ontarienne avec des racines québécoises.
Mes amis
J’ai des amis qui sont entrepreneurs, camionneurs, d’autres qui travaillent dans les mines de Timmins. J’ai aussi des amis qui travaillent dans le domaine social, en garderie et d’autres qui sont étudiants.
Activités avec la famille
Je n’ai pas beaucoup de temps libre. De plus, comme j’ai trois enfants, bientôt quatre, le peu de temps que j’ai, je le consacre aux activités en famille.
L'avantage bilingue
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Je me suis toujours sentie choyée de parler français. Au secondaire, je parlais en français, mais mon entourage était tout anglais. À l’école, j’utilisais mon français partout, mais j’ai quand même appris l’anglais. On m’a toujours dit qu’en étant bilingue, mes chances d’embauche allaient augmenter. Dans plusieurs métiers ou professions, si une personne est bilingue, il n’y a pas juste les chances d’embauche qui augmentent, mais le salaire aussi.
MON CHEMINEMENT
2006 Journaliste et rédactrice en chef du journal Les Nouvelles
2005 Mise sur pied de la firme de traduction Word for World Translation Services
2005 Obtention du certificat de traductrice
2004 Études en ligne à l’école de traduction du Collège universitaire de Saint-Boniface
2001-2004 Sous-traitante dans le domaine de la traduction
1998 - 2001 Fondation d’une famille, trois enfants
1998 Diplômée de l’École secondaire catholique Thériault
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Travail à temps partiel
Pendant mon secondaire, je travaillais à temps partiel dans un club de minigolf. J’étais là tous les ans, j’y revenais chaque été. J’y travaillais seule. Je pense que c’est là que j’ai développé mon sens de la gestion, même si ce n’est pas moi qui gérais le centre. Le patron m’encourageait toujours à présenter de nouvelles idées.
Ma famille, ma carrière
Après mon secondaire, j’ai eu un trajet atypique. J’ai décidé de fonder une famille avant d’entreprendre mes études et d’entrer dans le monde professionnel. On dit souvent que le fait d’avoir des enfants très jeune ferme les portes de l’affirmation professionnelle. Rien n’est plus faux! Et moi j’en suis la preuve. Même si on fonde une famille, il ne faut pas s’arrêter, il faut foncer, saisir les opportunités.
Le monde de la traduction
Quand j’étais au secondaire, je ne songeais pas à travailler comme traductrice ou journaliste. J’avais de bonnes notes en français, mais je voulais continuer dans le domaine de la médecine. Un jour, en 2001, une amie m’a demandé de l’aider dans son travail dans le domaine de la traduction. J’ai eu immédiatement le goût de poursuivre dans ce domaine. Aujourd’hui, j’ai ma propre entreprise et je fais partie d’un cercle professionnel de traducteurs.
Me débrouiller en journalisme
[TEXTE]
C’est certain que les gens au journal m’ont aidée, mais je n’ai pas eu de formation, j’ai appris par moi-même. Ayant mon cours de traduction, c’est ça qui m’a aidé. J’avais déjà un emploi à temps plein, et puis finalement j'ai vraiment aimé le nouveau travail. C’est vraiment par passion que je fais les deux.
MES COMPÉTENCES
APPRENDRE CONSTAMMENT
- Enrichir en permanence mon vocabulaire
- Apprendre de Termium Plus
COMMUNIQUER
- Savoir écouter les gens
- Poser les bonnes questions lors des entretiens
- Bien m’exprimer par écrit, dans les articles
PLANIFIER ET ORGANISER
- Planifier le travail de toute une semaine
- Gérer les délais très serrés
UTILISER LA TECHNOLOGIE ET GÉRER L’INFORMATION
- Savoir utiliser l’ordinateur et Internet
TRAVAILLER AVEC LES AUTRES
- En traduction, bien gérer le travail avec les clients et avec les agences
- La collaboration avec mes pairs
- En journalisme, travailler avec les autres artisans du journal : graphistes, représentants des ventes, chroniqueurs
- En journalisme, être toujours proche de la communauté
La communication
Communiquer est essentiel dans le métier de journaliste. Savoir rédiger, parler, écouter c’est un peu ça notre profession. Bien le faire, c’est mieux répondre aux besoins des clients. Dans la traduction aussi, la communication avec les clients est importante.
Planifier et organiser
Une bonne organisation, c’est la clef du succès. Compte tenu des délais très serrés, il faut être bien organisé pour gérer son emploi du temps. La productivité du travail en dépend. En journalisme, on a des dates de tombée qu’il faut respecter. Sans une bonne organisation, on risque de vite se perdre. Dans la traduction aussi, il faut respecter les délais si on veut bien répondre aux besoins des clients.
Enrichir mon vocabulaire
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L’élaboration du vocabulaire, ça c’est quelque chose... On peut, en faisant de la lecture, trouver de nouveaux mots, de nouvelles tournures de phrases. Je lis beaucoup sur Internet, sur divers sujets. En identifiant les nouvelles tournures, ça reste ancré et c’est des choses dont je me sers à tous les jours.
Internet... indispensable!
Pour faire de la traduction, il faut changer souvent de registre. Selon le client, le vocabulaire peut être très différent. On utilise un langage pour une compagnie de comptabilité et un autre pour une compagnie industrielle. Pour en arriver là, il faut faire beaucoup de recherche sur Internet. Internet est indispensable aussi pour travailler en tant que journaliste et en tant que traductrice.
Où développer ces compétences?
Une bonne partie de ces compétences, je les ai développées dans ma famille. Je pense à l’organisation et à la communication. Ma famille était très organisée. J’ai été élevée avec ce sens de l’organisation. Pour enrichir le vocabulaire, je continue aujourd’hui à apprendre. J’ai un abonnement à Termium Plus qui est un outil extraordinaire.
MON TRAVAIL ET MOI
ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
- Aller sur les lieux des événements
- Faire les entretiens et prendre des photos
- Écrire les articles
- Corriger les articles
MES PRÉFÉRENCES
- Laisser aller mon imagination
MES DÉFIS
- Respecter les délais très serrés
La course du journaliste
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Des gens m’appellent au travail, j’établis l’horaire, ensuite je me rends sur les lieux, je passe les gens en entrevue et puis c’est moi qui fais la photographie aussi. Une fois que je suis de retour au bureau, je rédige les articles, je laisse reposer ça, je fais les révisions finales. Le mardi, je passe la journée à réviser les 12 ou 16 pages. À la fin de la journée, on envoie à l’imprimerie.
Le travail de traductrice
À titre de traductrice, je dois d’abord fournir des devis aux clients. Si les devis leur conviennent, je fais la traduction du document. Ensuite j’envoie le texte à un réviseur qui va vérifier s’il y a des fautes d’orthographe ou de syntaxe et aussi si le sens du texte d’arrivée est fidèle au texte de départ. Parfois, il y a d’autres traducteurs qui m’envoient leurs textes pour que je les révise.
La pression des délais
Au journal, on doit respecter des délais très serrés. C’est comme ça chaque semaine, mais je travaille bien sous pression, sous adrénaline.
Un travail important
Je suis fière tant de mon travail de journaliste que de celui de traductrice. Il est très important que les services rendus aux gens soient dans les deux langues officielles. En Ontario, et surtout dans le Nord de l’Ontario, il y a beaucoup de francophones. Il faut qu’ils soient servis dans leur langue maternelle. Au journal, il est important d’offrir les nouvelles dans les deux langues.
Si j'avais à embaucher
Si j’avais à embaucher un journaliste, je choisirais une personne qui maîtrise bien le français, la langue de son travail. Quelqu’un qui a de l’entregent, de l’ouverture d’esprit et un sens de l’initiative aussi. La gestion est aussi importante…
Pour ce qui est de la traduction, je chercherais une personne qui a une formation en traduction. Tu peux connaître très bien le français et l’anglais, mais tu n’es pas un traducteur pour autant.
MES ÉTUDES
UNIVERSITAIRES
- 2005 – Certificat de traduction de l’Université du Manitoba, obtenu par l’entremise de l’École de traduction du Collège universitaire de Saint-Boniface
- 2004 – Cours en ligne à l’École de traduction du Collège universitaire de Saint-Boniface
SECONDAIRES
- 1998 – Diplômée de l’École secondaire catholique Thériault de Timmins
Mes cours préférés
- Le français
- L’espagnol
Les cours que j’aimais moins
- Les mathématiques
École secondaire
J’aimais bien mon école secondaire. Je ne m’impliquais pas dans le parascolaire, mais je me consacrais beaucoup à mes études. J’y mettais beaucoup de cœur, je n’avais la tête qu’à mes études. Mes notes étaient bonnes, je réussissais vraiment bien au secondaire.
Cours en ligne
Après mon secondaire, j’ai choisi de fonder une famille et, trois ans plus tard, j’avais trois enfants! Il m’était donc impossible de continuer mes études d’une façon classique, sur un campus. Heureusement, à l’École de traduction du Collège universitaire de Saint-Boniface, les cours sont offerts aussi en ligne, par correspondance. Pour les cours en ligne, tu peux travailler à ton propre rythme, tu as les mêmes délais que les étudiants et étudiantes du campus pour la remise des travaux.
Test d'admission
[TEXTE]
Normalement, pour faire le certificat, ça prend une première année d’université. Mais il y a un test d’admission. Et puis si tu réussis, si t’as les compétences nécessaires pour réussir le test d’admission, t’es accepté. En réalité, c’est une deuxième année d’université.
Le programme
Le programme est d’environ un an et demi à temps plein. On peut le faire sur trois ans ou en moins d’un an de façon intensive. Il comprend 10 cours pour un total de 30 crédits. Il y a les cours d’informatique en traduction, lexicologie comparée, terminologie bilingue et documentation, traduction commerciale, traduction en sciences sociales… À la toute fin, il y a un mémoire de traduction ou de terminologie ou un stage de formation. Ce programme est aussi efficace que celui offert sur le campus.
Autres débouchés
Quand tu as un certificat de traduction, tu peux profiter de cette formation pour aller vers d’autres domaines… Par exemple, la traduction incluant la révision. Tu peux donc te diriger vers la communication et j’en suis la preuve vivante puisque je travaille en journalisme.
MON AVENIR
COURT TERME
- Devenir traductrice agréée auprès du gouvernement
LONG TERME
- Écrire un livre
- Prendre des cours universitaires d’espagnol et traduire de l’espagnol vers le français
Devenir traductrice agréée
L’écriture fait partie de ma vie. C’est une passion. Tant et aussi longtemps que je pourrai faire ce métier, je le ferai! Pour travailler pour le gouvernement et augmenter mon salaire, il faut que je devienne traductrice agréée. Pour cela, je dois passer un test, à Ottawa ou Toronto. C’est l’Ordre des traducteurs de l’Ontario qui en est responsable.
Écrire un livre
À long terme, j’aimerais écrire un jour un livre. Je ne sais pas encore le sujet, mais dès que l’idée va me venir, je me mettrai à l’œuvre. Peut-être un livre pour enfants, je ne sais pas.
Perspectives d'emploi en Ontario
Je pense qu’il y aura toujours besoin de traducteurs en Ontario et surtout dans le Nord. Surtout des traducteurs de l’anglais vers le français puisque nous sommes minoritaires ici. Pour les journalistes aussi, il y en a un besoin constant dans le Nord de l’Ontario. C'est difficile de trouver des journalistes francophones à Timmins.
L'avenir du métier
La technologie évolue constamment et nous, les traducteurs et les journalistes, en profitons pleinement. Mais je ne crois pas qu’on va arriver au jour où les machines vont faire toutes seules les traductions. Certains essaient de mettre au point des traducteurs automatiques, mais la machine n’arrive pas à faire le travail comme un traducteur le fait. On n’est jamais aussi bien servi que par un traducteur « humain »!
Conseils pour les jeunes
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Si vous êtes un mordu des mots, que vous avez une passion pour l’écriture, vous possédez un talent en écriture, n’hésitez pas à poursuivre dans cette voie. Explorez les options qui s’ouvrent à vous, faites des stages COOP, des stages à l’université et vous allez être capables de faire des choix plus éclairés. Si vous avez des enfants aussi, comme il m’est arrivé, ne croyez pas que c’est impossible ou trop tard… Il n’est jamais trop tard et des cours en ligne sont là pour vous.
LIENS UTILES
Information sur le marché de l’emploi
Classification nationale des professions
Traducteur, terminologue et interprète - 5125
Guide sur les carrières
Emploi avenir Ontario
Traducteurs, terminologues et interprètes
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Formation
Collège universitaire de Saint Boniface
Université d’Ottawa
La cité collégiale
Professions connexes
Annonceurs et autres communicateurs de la radio et de la télévision
Réviseurs, rédacteurs-réviseurs et chefs du service des nouvelles
Auteurs, rédacteurs et écrivains
Professionnels des relations publiques et des communications
Associations professionnelles
Association canadienne des journaux
L’association canadienne des journalistes
Associaltion de la presse francophone
Association des traducteurs et interprètes de l’Ontario
Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada
Autres liens utiles
Site conçu pour les jeunes. Grande variété de liens reliés au cheminement de carrière.
Informations sur une variété de carrières et sur la formation exigée pour chacune d'elles. Aussi, plusieurs conseils pratiques.
Une importante source d’information sur l’emploi.



