Table des matières
SOMMAIRE
Employeur : Ferme Cascade Séguin Inc. - Noëlville
Expérience : 7 ans
Éducation type : Collégiale
Échelle salariale : Entre 10 et 15 dollars de l’heure
Groupe de compétences : 8 - Secteur primaire
No CNP : 8251 - Exploitants agricoles et gestionnaires d'exploitations agricoles
Secteur industriel : 11 - Agriculture, foresterie, pêche et chasse
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Où je travaille
Je travaille à la ferme de mes parents – Ferme Cascade Séguin Inc. – à Noëlville, un petit village de 1 000 habitants, tout près de Sudbury. La compagnie a quatre employés à temps plein et quatre ou cinq à temps partiel. Deux des quatre employés à temps plein sont mes parents eux-mêmes. Nous avons en tout 170 animaux dont 85 vaches laitières et exploitons 350 acres de terre.
Salaire
Le salaire pour un employé à temps partiel est d’environ 10 à 12 dollars de l’heure. Pour quelqu’un à temps plein, c’est environ 15 dollars de l’heure. Tout dépend du genre de travail que tu fais à la ferme. Si tu es propriétaire de la ferme, tu gagnes entre 30 000 et 40 000 dollars par année.
Mes tâches au travail
[TEXTE]
Chaque jour, je me lève à six heures du matin. On fait sûr que tous les équipements sont bien lavés. Ensuite, on va chercher les vaches. Elles ne sont pas attachées, alors elles salissent les lits, les stalles. Alors on gratte les lits comme il faut. La traite des vaches prend environ deux heures, ensuite il faut nettoyer l’équipement, soigner les veaux, leur donner du lait. Puis, il faut être dans le champ toute la journée. Après ça, on revient à la grange pour faire la traite du soir.
Images de travail
MOI
ANTÉCÉDENTS
- Je suis née et j’ai grandi à Noëlville.
- Père, fermier
- Mère, caissière avant de devenir fermière
INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS
- La pêche en bateau
- La pêche sur glace
- Le camping, la baignade dans les lacs
- Faire du kayak et de la motoneige
Mes parents et mes aïeux
[TEXTE]
Ma mère, avant qu’elle rencontre mon père, était caissière à la Caisse populaire de Noëlville. Mon père a toujours fait ça, il vient d’une famille de fermiers, il a toujours demeuré sur la ferme même. Son père appartenait la ferme avec sa mère. Avant ça, c’était l’oncle à mon père qui appartenait la ferme. Depuis 1912* c’était Louis* Séguin, il a déménagé à Noëlville et a exploité cette terre. Il a commencé par peu d’acres et là, nous sommes rendus à 350 acres.
* corrections de Josée Séguin
Mes amis
Une de mes amies travaille comme secrétaire du docteur du village. Une autre travaille comme caissière au dépanneur, un autre de mes amis travaille à un moulin à scie depuis 18 ans.
Passe-temps en plein air
J’aime beaucoup le plein air, la nature. J’aime bien aller à la pêche en bateau, faire de la pêche sur glace. Je fais aussi beaucoup de camping, de la motoneige, du kayak et j’aime beaucoup me baigner dans les lacs.
Grandir en Ontario français
Je me sens vraiment chanceuse d’avoir grandi en Ontario français, de pouvoir connaître les deux langues. Mon village est pas mal tout francophone, je dirais qu’il est à 80 % francophone. On a toujours eu ici des écoles françaises. On a une petite école élémentaire et une école secondaire en français aussi. À Sudbury, à une heure d’ici, nous avons la chance d’avoir un collège et une université en français. On a beaucoup de choix en français ici.
MON CHEMINEMENT
2001 Retour à la ferme parentale
2001 Diplômée du Collège Boréal en commerce - comptabilité
1999 – 2001 Programme commerce - comptabilité au Collège Boréal de Sudbury
1999 Diplômée de l’École secondaire de la Rivière-des-Français à Noëlville
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Occupations pendant le secondaire
Lorsque j’étais au secondaire, je faisais des petits jobs : je gardais les enfants des voisins, je faisais du ménage... Souvent, pendant les vacances, je faisais la traite des vaches le matin. Après ça, j’allais faire du ménage, puis je revenais faire la traite du soir. Quand j’étais encore plus petite, à l’école élémentaire, j’allais cueillir des fraises à la fraisière de Noëlville et je revenais traire les vaches si mon père avait besoin de moi.
Le programme COOP
[TEXTE]
Lorsque j’étais au secondaire, j’ai participé au cours COOP. C’était pour le Centre de santé et logement de la Rivière-des-Français. J’étais comme assistante secrétaire : je répondais au téléphone, j’écrivais des rapports, j’assistais à des assemblées annuelles ou mensuelles [où] je préparais les minutes et l’ordre du jour. J’ai vraiment aimé ça. J’ai appris à travailler avec du monde, avec le comité, avec une autre secrétaire, à répondre au téléphone puis parler aux clients qui appelaient.
Le Collège Boréal
Quand j’étais en douzième année à l’école secondaire, je ne savais pas ce que je voulais faire plus tard. Je suis allée au Collège Boréal de Sudbury pour étudier en commerce - comptabilité. J’ai fait deux ans, mais je me suis rendue compte que la vie sur la ferme et ses travaux me manquaient. En 2001, dès que j’ai obtenu mon diplôme, je suis retournée à la ferme. Alors ça fait sept ans que je travaille à temps plein à la ferme.
L'école de la ferme
Comme j’avais décidé de travailler à la ferme, mon père aurait voulu que je fasse des études en agriculture. Mais la plus proche école qui offrait un programme – le Collège d’Alfred – se trouvait à sept heures de route de chez nous. De plus, j’étais un peu tannée de l’école. Je suis donc restée à la ferme et j’ai appris le métier sur le tas, avec mon père.
Choisir un style de vie
J’ai toujours aimé le plein air, les animaux, le travail physique à la ferme, les défis. Faire chaque jour quelque chose de différent, vivre sur le lieu de travail, ne pas avoir besoin d’aller en voiture au travail et brûler le gaz, ça m’attire beaucoup. Avant le collège, je n’étais pas sûre de vouloir faire ça toute ma vie. Mais après ma première année de collège, j’ai commencé à m’ennuyer de la vie à la ferme et de mes vaches.
MES COMPÉTENCES
COMMUNIQUER
- Il est très important de bien communiquer, surtout avec les autres employés de la ferme
MAÎTRISER LA TECHNOLOGIE
- Savoir se servir des nouvelles technologies
APPRENDRE CONSTAMMENT
- À la ferme, on ne finit jamais d’apprendre
- Les maladies des animaux
- Les engrais et les désherbants
PLANIFIER ET ORGANISER
- Bien planifier la journée de travail
- Bien planifier et anticiper les besoins, le développement de la ferme et faire des investissements judicieux
TRAVAILLER AVEC LES CHIFFRES
- Être toujours au courant des prix du marché
- Savoir faire la comptabilité de la ferme est un grand plus
Apprendre constamment
[TEXTE]
À la ferme, on a jamais fini d’apprendre. Même mes parents – ça fait 30 ans qu’ils sont dans cette industrie – ils apprennent chaque jour. On doit suivre des cours, apprendre à propos de la technologie, surtout avec les vaches et leurs maladies. Les vaches sont sensibles, elles peuvent attraper des maladies… On appelle le vétérinaire peut-être une fois par trois ou quatre mois, pour des urgences.
Planifier chaque activité
Il est très important de planifier les activités de la ferme pour une bonne organisation des travaux. C’est la condition essentielle d'un bon fonctionnement. On sait quand il faut faire quoi. Si le programme prévoit de nettoyer l’équipement, il faut tout laisser pour le faire. Pour ce qui est du travail à l’ordinateur, des programmes et tout ça, je me sers beaucoup de ce que j’ai appris au collège. Ainsi, on contrôle les résultats de la ferme, on organise le commerce, les dépenses, etc.
Le troupeau sur ordinateur
On suit le troupeau lui-même sur l’ordinateur. Toutes nos vaches sont entrées dans notre base de données. Je fais le travail physique à la ferme, mais je travaille à l’ordinateur également. J’ai un logiciel spécial pour la ferme où je rentre toutes les données. Quand les vaches ont des veaux, je rentre leur date de naissance, plus tard, je marque les dates de bridage… Ça nous aide beaucoup.
Des robots pour tirer les vaches
La technologie avance très vite et il faut la maîtriser. Il y a des fermes laitières qui ont des robots pour faire la traite des vaches. Les vaches entrent dans les stalles pour manger leur moulée, trois ou quatre fois par jour, et le robot les tire automatiquement. Une fois que les animaux sont habitués, tout se passe très bien. C’est un outil dispendieux mais qui fait économiser du temps et de la main-d’œuvre.
Continuer à apprendre
Je devrais approfondir mes connaissances dans la tenue des livres, dans les impôts de la ferme. Pour le travail des champs, il faut que j’apprenne plus sur les différentes plantes, leurs engrais et les désherbants nécessaires pour une bonne récolte. C’est là que les cours deviennent vraiment utiles. Je pourrais aller au Collège d’Alfred, il n’est jamais trop tard. De plus, ils offrent des cours pendant l’hiver. Mais il y a aussi quelques cours et conférences d’une journée ou deux offerts dans les régions très peuplées de fermes laitières, comme dans le sud et l’est de l’Ontario.
MON TRAVAIL ET MOI
ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
- Vérifier l’état de propreté de l’équipement
- Nettoyer les lits des vaches
- Préparer les vaches pour la traite
- Faire la traite des vaches
- Nettoyer l’équipement
- Contacter la nutritionniste pour une bonne nutrition
- Soigner et nourrir les veaux
- Soigner les vaches
- Travailler les champs
- Commander des morceaux d’équipement
MES PRÉFÉRENCES
- Tirer les vaches
Le dur travail à la ferme
Pendant l’été, une journée de travail à la ferme commence à six heures et demie du matin et finit à neuf heures du soir. Il s’agit donc d’environ 15 heures de travail par jour. Je travaille douze jours, et ensuite je prends deux jours de congé, si les travaux dans les champs sont finis.
Le travail au rythme des saisons
Les journées de travail diffèrent en fonction de la saison. L’hiver, c’est un peu plus court, on travaille pendant huit à dix heures. En fait, les après-midi entre deux traites, on fait des petits travaux, on répare les équipements. L’été par contre, entre les traites, on doit travailler nos 350 acres de terre. On y cultive des céréales pour nourrir les bêtes – maïs, foin, orge – mais aussi du blé qu’on vend au marché.
Traire une vache
[TEXTE]
La traite des vaches c’est une de mes tâches favorites. J’aime bien tirer les vaches surtout quand elles ont beaucoup de lait. Les vaches rentrent six par six, alors on peut en traire douze à la fois. Aussitôt qu’elles rentrent, on essuie avec un papier chaque vache, après on lui trempe le trayon dans du iode point cinq pour cent, environ 30 secondes. Ensuite on l’essuie comme il faut, on accroche la trayeuse. Ça prend environ cinq minutes à traire une vache.
Fière de mon travail
Je suis très fière d’être fermière, puisque c’est un métier que pas tout le monde est capable de faire. Il s’agit d’un travail physique très sélectif. Et puis, il faut avoir la chance d’avoir une ferme pour s’y habituer. Mais c’est un travail qui est très important pour la société puisque le lait est un aliment qui est consommé par tout le monde. De plus, je suis fière de perpétuer la tradition familiale.
Si j'avais à embaucher
Si j’avais à embaucher quelqu’un pour faire mon travail, je chercherais une personne qui soit très, très flexible. Elle ne doit pas avoir peur de l’ouvrage. Elle doit être capable de lever des choses assez lourdes, de travailler dans les champs pendant les grosses chaleurs. Ça devrait être une personne qui récupère vite entre deux périodes d’effort et qui ne dit jamais non. Bref, la personne devrait aimer le travail, être flexible et tenace.
MES ÉTUDES
COLLÉGIALES
- Diplômée en commerce - comptabilité du Collège Boréal de Sudbury
SECONDAIRES
- Diplômée de l’École secondaire de Noëlville.
Mes cours préférés
- La comptabilité
- La géographie physique
- Le français
École secondaire à Noëlville
Pendant mes années à l’école secondaire, je participais beaucoup aux activités sportives. Je jouais au soccer, au baseball, au badminton. J’ai été dans quelques comités aussi. J’aimais beaucoup travailler, j’étais très sérieuse. Par contre, je regrette de ne pas avoir pris plus de cours de sciences et de mécanique, qui m’auraient été très utiles aujourd’hui.
Plans d'avenir
Après mon secondaire, la comptabilité était un des domaines dans lequel j’aurais aimé travailler. Ma sœur était au collège en comptabilité en même temps et elle aimait beaucoup ça. Je pensais travailler plus tard dans une firme comptable ou même retourner à la ferme pour faire la tenue des livres à la place de ma mère. J’ai donc décidé d’aller à Sudbury, au Collège Boréal.
Le programme commerce - comptabilité
En première année, le programme commerce - comptabilité comportait surtout des cours qui récapitulaient beaucoup ce que j’avais appris au secondaire : comptabilité, français, anglais… Ensuite, en deuxième année, on a eu des cours d’ordinateur, de gestion, de marketing, des choses nouvelles et très intéressantes.
Les débouchés possibles
[TEXTE]
Avec mes études en commerce - comptabilité, avec mes deux ans, j’aurais pu peut-être travailler dans une firme comptable, faire du « bookkeeping ». Mais il y avait une troisième année en commerce - comptabilité. Comme ma sœur, elle a fait ses trois ans et maintenant elle est devenue trésorière de la municipalité de la Rivière-des-Français.
La formation continue
Puisque je n’ai pas pris de cours au Collège d’Alfred où j’aurais pu apprendre plus sur le fonctionnement d’une ferme et sur les animaux et leur nutrition, j’essaie maintenant de récupérer en prenant d’autres cours. J’ai récemment acheté des DVD et des CD qui m’apprennent beaucoup à propos de la nutrition de la vache et de comment fonctionne son rumen, de la nourriture qu’il faut donner aux animaux et pourquoi.
MON AVENIR
COURT TERME
- Devenir partenaire de mes parents
LONG TERME
- Devenir propriétaire de la ferme
Le seul enfant à la ferme
[TEXTE]
On est trois enfants dans notre famille, moi je suis la plus jeune. Mon frère, le premier, il est venu travailler sur la ferme pour trois ans et il est parti au mois de juin. Il a décidé de déménager à Sudbury et travailler dans les mines. C’était pas la chose pour lui, être sur la ferme, pour sa famille non plus, alors il a changé d’emploi. Ma sœur est trésorière à la municipalité mais quand elle était jeune, elle était toujours sur la ferme, elle nous aidait.
La tradition familiale
Mes parents vont travailler encore 10 ou 15 ans à la ferme. Ensuite ils doivent, comme tout le monde, penser à la retraite. Comme mon avenir est ici à la ferme, je me vois bien devenir dans un an leur associée, leur partenaire pour diriger la ferme. J’imagine que dans 10 ans, je pourrais en devenir la propriétaire. Je me vois bien tirer 85 vaches au cours des années à venir. J’aimerais peut-être tirer plus tard 100 ou 150 vaches, mais cela suppose plus de main-d’œuvre. Ou des robots…
Les perspectives d'emploi en Ontario
En Ontario, il y a beaucoup d’opportunités pour travailler dans une ferme laitière pour faire la traite des vaches et dans l’agriculture en général. Je connais personnellement beaucoup de fermes qui ont besoin de main-d’œuvre. Par contre, il est plus difficile d’avoir sa propre ferme. Il faut pour cela avoir beaucoup d’argent ou hériter d'une ferme.
Conseils pour les jeunes
Si quelqu’un veut être fermier, travailler dans une ferme laitière, il faut qu’il ou elle aille apprendre le métier dans une école, c’est très utile. Mais attention, si le travail dur vous fait peur, ce métier n’est par pour vous! Si vous voulez travailler huit heures par jour et avoir des congés chaque fin de semaine, ce métier n’est pas pour vous! Pour faire ce métier, il faut aimer la liberté, les animaux, le plein air et le travail physique.
Grosse versus petite ferme
Il y a, surtout dans le sud de l’Ontario, la tendance de la grosse ferme laitière, de la grosse entreprise. Il y en a qui tirent jusqu'à 2 000 vaches! C’est pour ça que le nombre de fermes laitières est tombé de 60 à 23 dans ma région ces dix dernières années. Mais, même si une ferme est petite, les vaches peuvent donner une bonne production quand même. Je connais des fermes qui n’ont même pas notre technologie et qui ont de très bons résultats.
LIENS UTILES
Information sur le marché de l’emploi
Classification nationale des professions
Exploitants agricoles et gestionnaires d'exploitations agricoles - 8251
Guide sur les carrières
Exploitants agricoles et gestionnaires d'exploitations agricoles
Emploi avenir Ontario
Exploitants agricoles et gestionnaires d'exploitations agricoles
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Professions connexes
Entrepreneurs et gestionnaires des services agricoles - 8252
Propriétaires-exploitants et gestionnaires de pépinière et de serre - 8254
Surveillants d’exploitations agricoles et ouvriers spécialisés dans l’élevage du bétail - 8253
Surveillants de l'aménagement paysager et de l'horticulture - 8256
Associations professionnelles
Agriculture et agroalimentaire Canada
Fédération des agriculteurs canadiens
L’Union des cultivateurs franco-ontariens
Autres liens utiles
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