Table des matières
SOMMAIRE
Employeur : MacLean Engineering
Expérience : Deux ans
Éducation type : Universitaire
Échelle salariale : Entre 50 000 et 80 000 dollars par année
Groupe de compétences : 0 - Gestion
No CNP : 0611 - Directeurs des ventes, du marketing et de la publicité
Secteur industriel : 3331 – Fabrication de machines pour l’extraction minière
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Où je travaille
[TEXTE]
Mon emploi est gestionnaire d’entreprise, matériel d’équipement chez MacLean Engineering, une entreprise manufacturière d’équipement lourd pour les mines souterraines. On commence à se diversifier dans d’autres sortes de produits, mais pratiquement encore, la totalité de nos revenus [provient des] mines. Notre bureau de vente de services est à Sudbury et nos deux manufactures sont à Collingwood [et à] Owen Sound. Nous sommes environ 320 employés.
Mes tâches au travail
En tant que gestionnaire d’entreprise, je donne un appui aux ventes de machines neuves. J’administre les ventes, je fais des prévisions de ventes pour nos machines à travers le monde. Je collabore avec les vendeurs pour recueillir des informations sur les ventes pour apporter ensuite des recommandations au président du groupe.
Salaire
Quelqu’un qui occupe un poste comme le mien peut gagner entre 50 000 et 80 000 dollars par année. Mais pour ce poste, tu n’as besoin d’aucun titre comptable. En ce qui me concerne, je vais avoir mes titres très bientôt.
Images de travail
MOI
ANTÉCÉDENTS
- Je suis né et j’ai grandi à Timmins.
- Père, ingénieur civil à Timmins
- Mère, enseignante au secondaire
INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS
- Le camping
- La pêche
- Activités en plein air en général
- Me tenir informé sur le monde des affaires
Mes parents
Mes parents sont tous les deux francophones. Mon père a travaillé pendant 25 ans à la Ville de Timmins, surtout comme inspecteur de maison. À la fin de sa carrière, il avait une technique d’ingénierie à lui. Ma mère était enseignante et orienteuse au secondaire, à Timmins également.
La nature et les affaires
J’ai toujours axé ma vie sur la nature. J’aime faire du camping, de la pêche... toutes les activités en plein air me plaisent. C’est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis revenu dans le nord de l’Ontario. À part ça, j’ai toujours eu un côté entrepreneuriat assez fort. Je suis intéressé et je m’informe sur le monde des affaires. Analyser ce qui se passe dans les affaires occupe beaucoup de mon temps libre.
Mes amis
La majorité de mes amis sont des professionnels, comme moi. Pour la plupart, ils travaillent en comptabilité ou en business dans le secteur minier ou dans la construction.
La francophonie comme héritage
[TEXTE]
Pour moi, [la francophonie] c’est l’héritage de ma famille, c’est mon héritage. Mes parents viennent de familles francophones. Pour moi, grandir dans la francophonie a toujours été une priorité. Je ne travaille pas toujours en français, surtout pas à Sudbury, mais je vis définitivement en français et pour moi, c’est quelque chose que je veux continuer à promouvoir auprès de ma propre famille.
MON CHEMINEMENT
2008 Obtention du titre de comptable en management accrédité (Certified Management Accountant)
2006 Programme de leadership stratégique de la Société des comptables en management
2005 Baccalauréat en sciences commerciales de l’Université d’Ottawa
2001 – 2005 Programme en sciences commerciales à l’Université d’Ottawa
2001 Diplômé de l’École secondaire Thériault
1998 Fondation d’une entreprise d’aménagement paysager
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Gestionnaire d'entreprise à douze ans!
Je n’avais même pas 12 ans quand j’ai mis sur pied avec mon frère une entreprise d’aménagement paysager. Au début, les seuls employés étaient mon frère et moi, on entretenait les pelouses de nos voisins. On a eu une croissance énorme et quelques années plus tard, on a dû embaucher quatre employés! Une entreprise d’étudiants qui embauchait seulement des étudiants… Je travaillais dur physiquement, mais je faisais aussi de la vente, du marketing pour obtenir de nouveaux contrats. J’étais un vrai gestionnaire!
Apprendre de nos erreurs
[TEXTE]
La leçon la plus importante [de ces années-là] c’est d’apprendre de nos erreurs. C’était notre argent, c’étaient nos investissements, c’étaient nos achats de nouvel équipement et puis c’était notre gestion d’entreprise, pas celle de mes parents. Par contre, en faisant ça, j’ai aussi fait plusieurs erreurs parce que j’étais juste un petit gars. J’ai appris de ces erreurs-là. C’est comme ça qu’on apprend vraiment à bien comprendre comment le monde des affaires fonctionne.
Le parcours universitaire - une décision facile
Quand j’ai dû faire mon choix d’un parcours universitaire, je n’ai pas hésité une seconde. Il était tellement évident dans mon esprit que je voulais faire des études pour devenir gestionnaire d’entreprise. Je me suis donc inscrit au programme en sciences commerciales de l’Université d’Ottawa avec l’option finances et comptabilité puisque j’avais une certaine facilité pour la comptabilité au secondaire.
Leadership stratégique
La finance était la chose qui m’intéressait dans la vie professionnelle. Par contre, je ne voulais pas m’arrêter au niveau de la comptabilité pure, je voulais acquérir des compétences managériales, je voulais aller vers un programme de leadership stratégique. Ainsi, après mon bac en sciences commerciales en 2005, comme j’avais une bonne moyenne, j’ai passé les examens nationaux pour accéder au programme de leadership stratégique et devenir CMA – comptable en management accrédité.
CMA plutôt que CA ou CGA
Au Canada, on a trois titres comptables. J’ai choisi le programme CMA (comptable en management accrédité) plutôt que CA (comptable agréé) ou CGA (comptable général agréé) puisque c’est un programme très dynamique qui cherche des candidats qui ont des compétences très variées. Ce n’est pas de la comptabilité pure, il touche aussi au commerce et au monde des affaires. En plus de la finance et de la comptabilité, ce programme forme aussi dans les domaines du marketing, de la stratégie, des ressources humaines, du comportement organisationnel...
MES COMPÉTENCES
TRAVAILLER EN ÉQUIPE
- Trouver le bon langage pour les catégories de collaborateurs
APPRENDRE CONSTAMMENT
- Apprendre comment fonctionne l’entreprise dans laquelle je commence à travailler…
COMMUNIQUER
- Communiquer avec les clients, les autres cadres de l’entreprise et avec les employés
PLANIFIER ET ORGANISER
- Prévoir les ventes des machines
- M’assurer que tout est en place pour fabriquer les machines commandées
RÉFLÉCHIR ET RÉSOUDRE DES PROBLÈMES
- Réfléchir, me questionner sur le fonctionnement de l’entreprise
- Trouver des solutions si les clients sont mécontents
LA TECHNOLOGIE ET L’INFORMATION
- Gérer toute l’information sur les ventes
TRAVAILLER AVEC LES CHIFFRES
- L’analyse et la compréhension des chiffres est primordiale
Comment l'entreprise fonctionne
[TEXTE]
Je dois toujours apprendre des nouvelles choses. Je suis arrivé dans une nouvelle entreprise et mon mandat était de gérer la croissance, poser des questions, réaligner les processus, sauver de l’argent, réduire les coûts… Pour faire ça, il faut que j’apprenne comment l’entreprise fonctionne, c’est quoi la culture organisationnelle de l’entreprise avant de procéder [à] n’importe quel changement. Tous les jours je suis en train d’apprendre quelque chose de nouveau.
Toujours branché
L’interaction avec les clients, avec les cadres de l’entreprise et les autres employés est très importante. Pour cela, il faut vraiment maîtriser la communication. Il faut que je sois toujours professionnel dans ma façon de communiquer, qu’il s’agisse de communication verbale ou écrite ou qu’il s’agisse de communication à l’interne ou à l’extérieur. Je suis donc toujours « branché » à l’aide de mon Blackberry. Parfois, il faut que je communique à l’aide de PowerPoint…
On revient toujours aux chiffres
J’utilise les chiffres tous les jours. J’analyse les revenus, j’extrais de l’information, j’analyse des tendances, des moyennes par rapport à l’année fiscale précédente ou par rapport à nos objectifs corporatifs. Que tu le veuilles ou non, tu reviens toujours aux chiffres. On est dans les affaires pour faire de l’argent, pour offrir du travail à nos employés, pour leur offrir une sécurité, donc l’analyse des chiffres et la compréhension de ces chiffres est primordiale.
Le succès passe par une bonne organisation
Pour réussir la vente d’une machine, la planification est essentielle. Au moment où le client commande un outillage, il faut planifier sa production. Je dois planifier et organiser la vente future de la machine, je dois donc recueillir les documents légaux nécessaires à la vente.
En même temps, quand je propose un changement au sein de l’entreprise, il faut que je planifie et organise ce changement. Je dois m’assurer d’avoir un bon plan d’action pour assurer le succès de l’opération.
Formation pour devenir mineur
J’ai la possibilité d’aller plus loin dans mes études. Je n’écarte pas la possibilité de faire une maîtrise en affaires plus tard, mais pour l’instant, j’aimerais prendre des cours sur l’industrie minière. Je voudrais améliorer ma compréhension de cette industrie, je voudrais savoir comment pensent les clients qui utilisent nos machines. Il y a par exemple des collèges ici dans notre coin qui offrent des cours pour devenir mineur. C’est ce genre de cours qui m’intéresse actuellement.
MON TRAVAIL ET MOI
ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
- Trouver des solutions pour améliorer les résultats de l’entreprise
- Veiller à la livraison en temps voulu des machines
- Faire des projections sur le potentiel de l’entreprise sur le marché international
MES PRÉFÉRENCES
- La variété des tâches
- Améliorer les résultats de l’entreprise
MES DÉFIS
- Changer des choses sans bousculer le bon fonctionnement de l’entreprise
- Vendre mes idées
McLean Engineering
Je travaille pour McLean Engineering et mon titre officiel est gestionnaire d’entreprise, matériel et équipement. Nous sommes basés à Sudbury et nous produisons des machines pour le travail dans les mines, machines que nous vendons ensuite, surtout ici au Canada. On a aussi des affaires en Afrique du Sud, au Pérou, en Australie, aux États-Unis. Nous assurons aussi le service après-vente, donc nous produisons aussi des pièces détachées.
Les machines: de la commande à la livraison
Si un client veut avoir une machine de chez nous, il doit d’abord la commander environ six mois avant la livraison. Nous ne produisons rien sans commande. Ce sont des machines qui valent entre 300 000 et 900 000 dollars l’unité, et il serait compliqué de les avoir en inventaire. De plus, il y a une demande très importante en ce moment sur le marché…
L'administration des ventes
[TEXTE]
Au jour le jour, [je m’occupe de] l’administration des ventes des machines neuves. J’ai développé un système de prévisions internationales qui [fait que], avec l’aide de tous nos vendeurs, on arrive à établir un horaire de production. J’assure que tout est en ordre pour que la production soit déclenchée au temps opportun afin qu’on puisse garantir la bonne livraison au client. Mais mon vrai focus c’est tout ce qui est la prévision des nouvelles machines, quel est notre potentiel de marché international.
Une journée typique
Je ne peux pas parler d’une journée typique. Il arrive que je fasse le même travail vers la fin du mois par exemple, quand je suis très occupé avec la facturation et la livraison des machines. À part ça, j’ai certaines tâches plus ou moins régulières, mais je ne pourrais pas vraiment parler d’une journée typique. Il y a des jours où je suis en réunion toute la journée et des jours où je suis dans l’usine en train d’analyser certains aspects du travail.
Sortir de l'inertie pour améliorer les résultats
Ce que j’aime le plus dans mon travail, c’est la variété des tâches et la possibilité d’améliorer le rendement du travail de tous les employés et finalement, les résultats de l’entreprise. Mais il n’est pas toujours facile de « vendre » mes idées. Il n’est pas facile de faire sortir certaines personnes de leur inertie. Les gens ont leurs habitudes. Comme partout, le changement peut faire peur… Mais en fin de compte, les gens apprécient les résultats des changements.
MES ÉTUDES
UNIVERSITAIRES
- Obtention du titre de CMA (comptable en management accrédité)
- Baccalauréat en sciences commerciales de l’Université d’Ottawa
SECONDAIRES
- Diplômé de l’École secondaire Thériault
École secondaire Thériault
Je me suis beaucoup impliqué dans la vie de l’école pendant mon secondaire. J’ai occupé des postes au sein du Parlement des élèves en tant que ministre des finances et plus tard ministre des relations publiques. C’était une très bonne expérience, c’était très intéressant pour mes études ultérieures. De plus, l’école offrait d’excellents programmes éducatifs et parascolaires. J’y ai appris énormément de choses qui m’ont été très utiles plus tard, à l’université et même après l’université.
Commerce à l'Université d'Ottawa
[TEXTE]
Le baccalauréat en commerce à l’Université d’Ottawa, c’est un programme de quatre ans. La première année, [ce sont] des cours très variés en commerce. Tout le monde prend les mêmes cours, et c’est là que la faculté va décider quels élèves vont continuer à la deuxième année. La deuxième année, [ça] commence à devenir un peu plus pointu. Ensuite, troisième, quatrième année, ça devient vraiment axé sur l’option choisie. On prend à peu près six cours en quatrième année qui sont directement reliés à l’option que l’étudiant a choisie.
La personnalité fait la différence
Le programme universitaire offre d’excellents cours qui donnent une base théorique pour poursuivre dans le monde des affaires. La comptabilité par exemple doit être apprise formellement.
Par contre, pour d’autres qualités requises dans le monde des affaires, comme la créativité, l’intuition et l’entrepreneuriat, ça s’apprend surtout en dehors de l’université. Et il faut avoir la personnalité pour les apprendre, l’école ne pourra jamais remplacer la personnalité de chacun.
Les débouchés possibles
Avec mon bac en sciences commerciales en poche, compte tenu de me deux options – finance et comptabilité –, j’aurais été assez limité si j'avais cherché un emploi. J’aurais pu postuler pour des emplois en comptabilité mais pas en marketing, par exemple.
Mais le bac en commerce me donnait des opportunités quant à la poursuite des études. Je pouvais approfondir mes études en comptabilité, je pouvais aussi étudier une discipline connexe comme le marketing.
Le programme CMA
J’ai découvert les trois titres de comptables au Canada lors d’une présentation à mon école secondaire. Pendant l’université, j’ai choisi les cours qui m’étaient nécessaires pour réussir l’examen national d’admission au programme CMA. Pour quelqu’un qui a pris tous les cours nécessaires, l’examen national CMA devient presque une formalité. Ensuite, le programme comme tel est axé sur le travail en équipe. J’ai fait la première année quand j’étais encore à Ottawa et la deuxième à Sudbury.
MON AVENIR
COURT TERME
- Continuer de m’épanouir dans mon travail actuel
LONG TERME
- Avoir un jour ma propre entreprise
Un défi professionnel
Pour l’instant, je suis passionné par le travail que je fais. J’ai un vrai défi professionnel et mon travail me donne beaucoup de satisfaction. Je ne vois pas de raisons d'en changer. De plus, mon épouse est encore étudiante. Il est possible que son avenir professionnel dicte le mien… En tout cas, je me vois toujours dans le nord de l’Ontario, que ce soit chez MacLean ou ailleurs.
Toujours dans le monde des affaires
Dans l’avenir, je me vois toujours dans le monde des affaires. Que je travaille pour une entreprise ou à mon compte, ce sera dans le monde des affaires. Ultimement, j’aimerais utiliser un jour mes compétences afin de mettre sur pied une entreprise. Cependant, ce n’est pas facile de se lancer en affaires aujourd’hui. Je garde un œil ouvert sur toutes les opportunités. En attendant, je vais rester impliqué dans la communauté francophone et celle des affaires et je continuerai d’enrichir mes relations.
Le domaine minier
Je ne tiens pas à tout prix à avoir une entreprise dans le domaine minier. C’est un secteur en plein boom, mais c’est un secteur très cyclique, comme l’industrie forestière. La foresterie souffre beaucoup en ce moment. Cette crise pourrait toucher un jour les mines aussi. Personnellement, j’aimerais que mon entreprise ne soit pas directement liée à une industrie aussi cyclique.
On manque de personnel
Auparavant, jamais un col bleu ne pouvait négocier son salaire ou ses bénéfices dans l’industrie minière. C’est pourtant le cas aujourd’hui. La demande outre-mer est très forte, donc tout le monde embauche! Chez MacLean, nous sommes toujours à la recherche de nouveaux employés. Les mines ont des grands projets d’expansion et cela indique une prospérité à long terme. Les sommes d’argent investies dans ces projets sont vraiment incroyables.
Conseils pour les jeunes
[TEXTE]
Si un étudiant cherche à devenir comptable et à se lancer dans le monde des affaires, c’est très important de bien planifier. À l’université, ce n’est pas toujours clair quel titre comptable qu’on doit aller chercher. Il y en a trois et ils exigent les trois des compétences très différentes et ils vont offrir des emplois différents. L’université ce n’est pas un marathon et ce n’est pas une course non plus. Il faut prendre des bonnes décisions, il faut planifier les bons cours.
LIENS UTILES
Information sur le marché de l’emploi
Classification nationale des professions
Directeurs des ventes, du marketing et de la publicité - 0611
Guide sur les carrières
Directeurs des ventes – 0611.1
Emploi avenir Ontario
Directeurs des ventes, du marketing et de la publicité - 0611
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Formation
Université d’Ottawa
Baccalauréat en sciences commerciales
Université Laurentienne
École de commerce et d’administration
Programme de leadership stratégique CMA
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Associations professionnelles
Association des comptables généraux accrédités du Canada
Autres liens utiles
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