Table des matières
SOMMAIRE
Employeur : Le journal Ottawa Citizen et Canwest News
Expérience : 10 ans
Éducation type : Universitaire/collégiale
Échelle salariale : Entre 35 000 et 150 000 dollars par année
Groupe de compétences : 5 – Arts, culture, sports et loisirs
No CNP : 5221 - Photographes
Secteur industriel : 71 – Arts, spectacles et loisirs
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Images de travail
Où je travaille
Mon employeur est le journal Ottawa Citizen. L’Ottawa Citizen fait partie de la chaîne Canwest News service qui détient les 11 plus grands journaux canadiens sauf le Toronto Star et le Globe and Mail. Nous sommes quelque 300 employés au Ottawa Citizen dont 6 photojournalistes.
Qui-quand-quoi-où-comment?
[TEXTE]
Je travaille surtout en soirée parce que je fais beaucoup de photos de sport, mais d’une journée à l’autre mon horaire peut changer. Une fois que j’ai mes affectations envoyées par courriel ou par Blackberry, je me promène d’un endroit à l’autre. C’est moi qui décris la photo, sauf que souvent c’est modifié par les éditeurs. Donc, c’est important d’avoir l’information qui-quand-quoi-où-comment associée à la photo. Faut que ça soit clair, concis, faut pas qu’il y ait de fautes d’orthographe.
Salaire
Le salaire d’un photojournaliste peut beaucoup varier. Il se situe entre 35 000 et 150 000 dollars par an.
MOI
ANTÉCÉDENTS
- Je suis né et j’ai grandi à Cornwall
- Père, enseignant et écrivain
- Mère, enseignante
INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS
- Le golf
- La voile
- Les voyages
- L’échange des dérivés sur les marchés
Mes parents
Mes parents travaillaient dans le domaine de l’éducation. Mon père était enseignant et il écrivait des romans. D’ailleurs, à la retraite il le fait toujours. Ma mère était enseignante elle aussi.
Mes passe-temps favoris
Je joue beaucoup au golf, je fais de la voile et puis je voyage beaucoup. Dernièrement, j’ai développé un nouvel intérêt pour l'échange des dérivés sur le marché à Chicago.
Vivre en français
[TEXTE]
[Vivre en français], c’était vivre dans une communauté unique, fier d’être Canadien français, une petite communauté qui s’aidait beaucoup. J’ai beaucoup aimé. J’étais bien entouré et le fait que j’étais bilingue dès un jeune âge m’a aidé beaucoup. [J’utilise le français] presque tous les jours. Ma femme est anglophone, mais je parle souvent à mes parents.
Amis dans des domaines variés
Mes amis viennent de tous les horizons professionnels. J’ai des amis qui travaillent dans le domaine financier, dans le marché de la construction, dans la restauration aussi, des amis qui sont propriétaires de restaurant et j’ai également des amis qui sont enseignants.
MON CHEMINEMENT
2003 Photojournaliste à plein temps au Ottawa Citizen
2000 - 2003 Photographe à la pige pour divers journaux : Le Droit, Le Citizen, The Globe and Mail, Sports Illustrated, Macleans…
1996 – 2000 Photographe à La Rotonde, le journal de l’Université d’Ottawa
1996 – 2000 Programme en sciences – spécialisation géologie physique – à l’Université d’Ottawa
1995 Fin des études secondaires à Cornwall
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Mes premiers emplois
Mon premier emploi, pendant mes études secondaires, c’était pour le ministère du Tourisme, à Cornwall. J’y ai travaillé pendant un été ou deux. Ensuite, à l’université, j’ai travaillé pendant l’été pour le Service des communications de l’Université d’Ottawa. C’était un job en informatique, j’archivais des programmes et des documents de l’université. Ensuite, j’ai fait pas mal de pige comme photographe.
Physique, géologie et... photos!
[TEXTE]
J’ai étudié à l’Université d’Ottawa en géologie. J’ai débuté en physique, j’ai transféré en géologie physique, puis j’ai terminé mon bac en géologie parce que je n’avais pas le temps de faire toutes mes mathématiques parce que je prenais trop de photos. J’ai complété mon bac, mais ma dernière année d’université, je travaillais pour le journal La Rotonde et ça prenait beaucoup de mon temps. Donc, j’ai laissé la partie physique, j’ai terminé juste avec ma géologie.
Un métier qui m'a choisi
J’ai toujours été attiré par les images, mais je n’aurais jamais pensé que j’allais faire de la photographie un métier. J’aimais regarder les documentaires de National Geographic ou de Jacques Cousteau, mais de là à devenir professionnel… Ma première photo, je l’ai faite avec Pierre Guèvremont, j’étais en 10e. Ensuite, l’école avait besoin d’un photographe pour son annuaire… C’est là que j’y ai vraiment goûté… Puis, ça a été de plus en plus sérieux.
Photographe à la pige
J’étais étudiant en géologie quand j’ai eu mon premier emploi payant, comme photographe pigiste au journal La Rotonde. Après le bac, j’ai travaillé à mon compte pour près de quatre ans. Le Droit, Le Citizen, The Globe and Mail, Sports Illustrated, Macleans, Times Canada et même des journaux à Londres sollicitaient mes services! J’étais à l’époque le seul pigiste qui offrait des photos numériques. Je recevais une dizaine d’appels par jour pour des contrats et j’avais un horaire chargé…
Photojournaliste à temps plein
Je n’ai jamais été un photographe qui courait après le sensationnel. Moi, c’était plus la nouvelle. Des photos sur la colline du Parlement, des photos de sport, beaucoup de portraits de politiciens ou de personnalités diverses. Malheureusement, après le 11 septembre, avec l’Afghanistan et l’Irak, les budgets des journaux étaient plus consacrés aux journalistes de guerre. C’est la raison pour laquelle j’ai laissé la pige et j’ai pris un emploi à temps plein à l’Ottawa Citizen.
MES COMPÉTENCES
APPRENDRE CONSTAMMENT
- Être à la fine pointe de la technologie
- Les appareils numériques et les logiciels de photo changent
COMMUNIQUER
- Mettre les gens à l'aise
- Clairement expliquer ce que je veux de mes sujets
PLANIFIER ET ORGANISER
- Bien gérer les voyages et l’agenda de travail
- Visualiser la photo avant de la prendre
RÉFLÉCHIR ET RÉSOUDRE DES PROBLÈMES
- Respecter des échéances très, très serrées
UTILISER LES CHIFFRES
- Bien gérer un budget journalier et les dépenses de voyages
TRAVAILLER AVEC LES AUTRES
- Gérer le travail avec des personnes qui nous sont inconnues
Toujours apprendre
[TEXTE]
L’évolution technologique est incroyable. La seule façon d’être à la fine pointe de la technologie c’est d’être curieux, prendre des cours, passer du temps sur le Web, savoir lire ce que le monde écrit par rapport à la nouvelle technologie. Avant, quand je faisais beaucoup de politique, je lisais le Globe and Mail, le Post, le Citizen, La Presse, le New York Times. Cinq ou six journaux, d’une histoire à l’autre, c’est souvent différent, donc c’est de savoir décortiquer l’information.
Visualiser l'image
Il faut bien planifier et organiser le travail en tant que photographe. Non seulement il faut gérer un horaire très différent d’un jour à l’autre, mais, de plus, il faut organiser la prise de la photo, il faut vraiment visualiser l’image dans le cadre. J’ai récemment pris une photo de Larry King et j’avais 30 secondes pour la faire! Ça passe vite… Il faut planifier la photo, s’assurer que le plan est parfait avant de la prendre. Après, c’est trop tard, c’est fini!
Une seule chance
Le temps pour résoudre un problème est très court en photographie. Un journaliste peut reposer une question, mais le photographe ne peut jamais refaire un événement, ne peut pas faire revenir l’instant. Vous ne pouvez pas dire à votre patron : « Désolé, la caméra n’a pas fonctionné! ». Un problème, il faut le résoudre vite, avant la photo. Et la seule garantie de pouvoir résoudre ce problème, c’est l’expérience. La pression est énorme dans ce métier!
Mon mentor
Je suis un autodidacte. Alors, peut-être que ma compétence numéro un est ma logique et ma compréhension… J’ai appris cela à l’université. Mais la photo en tant que telle je l’ai apprise sur le terrain où j’ai été entouré de très bons photographes. Je leur posais plein de questions. Il faut être curieux! Et puis, je suis allé voir Andy Clark, un grand photographe qui était à Ottawa à l’époque et qui est devenu mon mentor. Sa rencontre a eu le plus grand impact sur ma façon de faire la photo.
Bilinguisme indispensable
Ottawa est une ville bilingue, beaucoup plus que l’on pense. Chaque jour, j’y rencontre des francophones. Une des raisons pour lesquelles on m’a embauché au journal Ottawa Citizen, c’est le fait que je suis bilingue. C’est dur d’avoir un emploi à Ottawa sans être bilingue. Dans le privé comme dans le public.
MON TRAVAIL ET MOI
ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
- Je me promène d’un endroit à l’autre pour prendre des photos ou je fais de longs déplacements pour couvrir des événements.
- Je « travaille » les photos avec des logiciels conçus pour ça.
- J'écris de courts textes qui accompagnent les photos.
- Je mets les photos en ligne.
MES PRÉFÉRENCES
- Prendre des photos sous la pression du temps
Courir les événements
Il n’y a pas une journée de travail typique au journal. Habituellement, je travaille en soirée puisque je prends des photos lors d’événements sportifs. Mais demain, par exemple, je couvre une course de vélo qui commence à sept heures du matin! Pendant la journée, le journal m’envoie mes affectations par Blackberry et mon horaire peut vite changer en fonction des priorités du journal. Je peux passer d’une compétition sportive à la colline du Parlement pour photographier un homme politique…
Avant et après la prise d'une photo
[TEXTE]
Prendre la photo elle-même, c’est le fun, mais il y a beaucoup de travail avant et après avoir pris la photo. Dans le domaine numérique et du Web, le lectorat veut avoir la photo aussitôt que l’événement arrive. Si je suis à un match de hockey, je prends une photo et en cinq minutes, [elle est] déjà sur le Web! J’ai mon ordinateur sur les genoux, la caméra a un lien direct au laptop, je travaille mes photos avec le logiciel Photoshop pendant 30 secondes puis je l’envoie à un site spécifique pour le journal.
Beaucoup de voyages
On fait beaucoup de voyages en tant que photojournaliste. J’ai couvert les Jeux olympiques de 2000 en Australie et là, justement, j’arrive de Beijing. Je suis allé en Amérique du Sud, en Colombie, au Pérou, en Équateur… J’ai travaillé en Europe de l’Est, en Hongrie, mais aussi en Autriche, en France… J’ai beaucoup voyagé à travers les États-Unis et le Canada… C’est toujours le fun d’aller dans les Maritimes, les gens sont tellement gentils. Le photojournalisme, c’est un beau style de vie!
Documentaire-photo vs. photo-actualité
Le métier de photojournaliste a malheureusement beaucoup changé ces 18 derniers mois. Avant, on faisait beaucoup de documentaires-photo. On travaillait une semaine ou deux sur un sujet spécifique, on approfondissait les sujets. Avec le Web et la photo en temps réel, on se dirige vers la photo rapide et limitée. On n’a plus le temps et l’argent pour un documentaire qui faisait vraiment le tour du sujet. Le domaine a changé au point que le « hit instantané » est devenu plus important que l’analyse!
Photographes ou journalistes?
On essaie à l’Ottawa Citizen de redevenir un leader en termes d’images, mais ça coûte très cher. Les comptables font les calculs pour voir s’il ne serait pas moins cher de donner un appareil photo aux journalistes. On pense que tout le monde peut être photographe, que le journaliste pourrait produire des photos de la même qualité. On oublie qu’il faut avoir l’œil pour la photo, qu’il faut avoir un talent naturel. Le photographe doit ainsi continuellement prouver ses qualités et gagner des prix.
MES ÉTUDES
UNIVERSITAIRES
- Bac en géologie de l’Université d’Ottawa
SECONDAIRES
- Diplômé de l’École secondaire La Citadelle, à Cornwall.
Mes cours préférés
- Les sciences et surtout la physique
- Les mathématiques
- Le français et l’anglais
École secondaire La Citadelle
J’ai beaucoup aimé mon école secondaire. Côté parascolaire, j’ai fait beaucoup de sport, du basketball et du tennis, ainsi que du théâtre, au Citashow. Côté scolaire, on était vraiment chanceux à La Citadelle. Nous avions de très bons profs et j’aimais particulièrement la physique et les mathématiques. Enfin, j’ai été photographe de l’annuaire de l’école. Cela m’a appris à communiquer avec les gens, à connaître du monde et m'a permis de me faire beaucoup d’amis.
Bac en géologie
Comme j’avais beaucoup aimé la physique au secondaire, j’ai bien évidemment choisi le programme de sciences avec spécialisation en physique à l’université. Mais la photo m’occupait beaucoup et je n’avais plus le temps de me consacrer aux maths et à la physique. J’ai alors choisi de faire mon bac en géologie puisque ça demandait moins de maths. C’est un programme qui étudie les roches et la formation géologique de la Terre.
Si j'avais étudié en photographie...
Si j’avais choisi d’étudier en photographie, j’aurais probablement choisi l’Université Ryerson à Toronto, ça aurait été mon premier choix. Ils ont un bon programme, de bons professionnels, une bonne réputation et puis c’est un bon mélange d’éducation dans une salle de classe et à l’extérieur d’une salle de classe. Il y a aussi le programme de photojournaliste, très réputé au collège Loyaliste à Belleville.
Ce que je changerais
Si j’avais à recommencer mes études, je prendrais probablement une année de congé après mon secondaire pour vraiment savoir ce que je voudrais faire. Si j’avais fait un stage COOP en sciences, au secondaire, je me serais dirigé peut-être plus vers les affaires et le marketing que vers la physique et la géologie. Quoi qu’il en soit, ce serait important pour moi de faire des études au niveau universitaire.
L'université? À quoi bon donc?
[TEXTE]
La grosse différence entre le collège et l’université, c’est une façon de penser, c’est de pouvoir analyser et puis de tirer des conclusions, de pouvoir réaliser ton analyse. Pour moi, la géologie comme telle ne m’a pas nécessairement aidé, mais la façon de penser que j’ai apprise m’aide à tous les jours de savoir analyser comment je vais approcher chaque projet. Donc, pour moi, savoir analyser puis gérer l’information, donne une logique. L’université, c’est pro-logique et ça fait toute une différence.
MON AVENIR
COURT TERME
- Couvrir les Jeux de Vancouver
LONG TERME
- Devenir éditeur ou directeur photo
Vancouver
Mon plan à court terme c’est de couvrir les Jeux à Vancouver. Les deux prochaines années, le focus c’est donc Vancouver en plus de couvrir les Sénateurs. Après ça, je ne sais pas si je vais faire de la photographie comme je le fais actuellement. J’aimerais avoir un horaire un peu plus fixe. Peut-être que je vais passer à la gestion, comme éditeur… Peut-être directeur photo… Ou faire un changement de carrière vers la bourse et les produits dérivés…
En changement perpétuel
Le travail de photojournaliste a beaucoup changé et il va continuer de changer. Les photojournalistes commencent déjà à faire de la vidéo. On va donc travailler dans la photo numérique et dans la vidéo numérique. Un photojournaliste devra gérer la photo, la vidéo et une page Web. Il n’y a plus de place pour le simple photographe dans un journal! Le temps est celui du multitâche, du journaliste-photographe-vidéaste.
Quelle place pour le photographe?
[TEXTE]
Comme photojournaliste, à l’extérieur du domaine du journal, ce n’est pas si pire… Sauf que d’avoir un emploi à temps plein c’est dur… Il faut être prêt à travailler à son compte, dans la publicité ou avec les magazines, pour deux, trois, peut-être quatre années avant d’avoir un emploi à temps plein. Travailler à son compte, il n’y a rien de mieux… L’envers de la médaille, c’est qu’il faut travailler très fort pour garder ses clients et trouver de nouveaux clients.
Entre journal imprimé et Web
Je suis un des rares qui pense que le journal imprimé ne va pas disparaître. Je ne crois pas aux arguments des fatalistes : le prix de l’essence, le prix du papier, le Web tout-puissant… Les baby boomers commencent à se retirer. Ils ont passé une bonne partie de leur jeunesse à voir leurs parents le journal imprimé dans la main. Voudront-ils se passer des journaux pour passer leur temps devant l’ordinateur? Je pense que le lectorat voudra toujours quelque chose de tactile.
Sois patient mais passionné
Pour devenir photojournaliste il faut être patient. Passionné mais patient! La patience et la passion se traduisent par beaucoup d’heures de bénévolat. Il faut aussi s’entourer de gens de métier et leur poser des questions. Avoir un mentor si possible… La compétition est rude, mais avec la patience et la passion, tout est possible!
LIENS UTILES
Information sur le marché de l’emploi
Classification nationale des professions
Guide sur les carrières
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