Table des matières
SOMMAIRE
Employeur : Travaille à son propre compte
Expérience : 2 ans
Éducation type : Universitaire
Échelle salariale : De 120 000 à 500 000 dollars par an
Groupe de compétences : 3 – Secteur de la santé
No CNP : 3113 - Dentistes
Secteur industriel : 62 - Soins de santé et assistance sociale
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Où je travaille
[TEXTE]
Je suis chirurgien dentiste. On est trois dentistes dans un bureau et on a chacun nos propres pratiques, mais on partage les coûts du bureau, du personnel, de l’équipement. En tout, on a probablement un personnel de 17 personnes : des secrétaires, des assistantes [et] aussi des hygiénistes.
Salaire
Le salaire diffère selon la région où tu travailles. Il y a une certaine différence entre le Québec et l’Ontario, par exemple. Le salaire dépend aussi du nombre de patients que tu as chaque jour. Pour simplifier, je dirais que le bas de l’échelle se situe vers 120 000 dollars par année et le haut vers 500 000 dollars.
Mes tâches au travail
En résumant beaucoup, je dirais qu’habituellement j’examine d’abord le patient, je lui pose un diagnostic et ensuite, je passe au traitement proprement dit : faire des restaurations, des traitements de canaux, des extractions, etc.
Être son propre patron
Le domaine dentaire est différent des autres domaines médicaux car le dentiste est son propre patron. Les médecins, souvent, dépendent d’une clinique, d’un hôpital… Il est vrai qu’en tant que dentiste, il faut tout gérer. Mais, si tu ne veux pas avoir les tracas de la gestion, tu peux travailler à pourcentage comme associé d’un autre dentiste. Et tu es payé un pourcentage de ta facturation.
Images de travail
MOI
ANTÉCÉDENTS
- Je suis né et j’ai grandi à Timmins.
- Père, contractuel œuvrant dans les industries minières et forestières
- Mère, thérapeute
INTÉRÊTS ET ACTIVITÉS
- Passer du temps en famille, au chalet
- Faire des promenades à pied
- Cuisiner
Mes parents
Mes parents sont toujours actifs. Mon père est contractuel ici à Timmins et travaille dans les domaines forestier et minier. Ma mère est thérapeute familiale et elle a son propre cabinet ici à Timmins.
Grandir en Ontario français
[TEXTE]
Je ne peux pas dire comment je me sentais de grandir en Ontario français! C’était quelque chose [auquel] je n’ai pas pensé. On était submergé là-dedans quand j’étais jeune, je ne connaissais rien d’autre. Mais on a toujours été fiers de notre francophonie. Mon père était anglophone, ma mère était francophone mais on parlait français à la maison. Mon père parlait français aussi. Il a appris en même temps que moi et ma sœur.
Mes amis
J’ai beaucoup d’amis qui sont enseignants ou qui travaillent dans la construction. Mais j’ai aussi des amis qui œuvrent dans le domaine de la santé. Un ami dentiste, un médecin, quelques autres psychothérapeutes. Timmins n’est pas une très grande ville, il ne nous arrive pas de rencontrer des nouvelles personnes tous les jours…
Mes passe-temps
Je fais souvent des promenades. J’aime bien aussi passer du temps au chalet avec ma famille. Ma copine et moi, nous aimons beaucoup cuisiner. Pour ce qui est de la pêche et de la chasse, des passe-temps habituels des gens du Nord, je n’aime pas trop. Je fais un peu de pêche avec mon père, mais la chasse, non, je n’aime pas du tout.
Le français et moi
Timmins est une ville peuplée à 50 p. 100 de francophones. Nous sommes trois dentistes dans les mêmes bureaux, on est tous les trois francophones, et nous sommes les seules francophones à faire ça à Timmins, que je sache. Comme notre personnel est francophone aussi, notre clientèle est majoritairement francophone et elle nous demande des services en français. Je peux pratiquer ainsi mon français au travail.
MON CHEMINEMENT
2006 Pratique privée à Timmins
2006 Doctorat en médecine dentaire de l’Université de Montréal
2001 - 2006 Programme de chirurgie dentaire à l’Université de Montréal
2001 Baccalauréat en biochimie de l’Université d’Ottawa
1997 - 2001 Programme de biochimie à l’Université d’Ottawa
1997 Diplômé de l’École secondaire Thériault de Timmins
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Travailler avec les enfants
Pendant l'université, j’ai travaillé chaque année dans un camp d’été pour des enfants avec des déficiences physiques et mentales. J’ai appris à travailler avec des enfants, en général, et avec des enfants anxieux en particulier. J’ai ainsi appris à traiter les gens avec beaucoup d’empathie, avec un esprit beaucoup plus ouvert.
Le sang au quotidien
En 12e année, j’ai fait l’éducation COOP à l’Hôpital de Timmins. Je faisais de l’observation dans la salle d’opération et dans le service des urgences. J’étais tous les jours en présence de personnes blessées et je me suis rendu compte que je supportais sans problème la vue du sang. Comme je voulais travailler plus tard en médecine, c’était plutôt rassurant… Aujourd’hui, je fais des extractions chirurgicales, j’enlève de l’os, de la peau. Il ne faut pas se sentir mal à la vue du sang!
Un bac qui ouvre des portes
À la fin de mon secondaire, je n’étais pas très sûr du cheminement que je voulais suivre. Je savais que je voulais aller vers la médecine ou vers la recherche dans un domaine lié à la médecine, mais je ne savais pas encore ce que je voulais faire exactement. J’ai donc décidé de faire un bac qui m'ouvrirait des portes vers la médecine. Avec un bac en biochimie, je pouvais tout faire après, même la médecine vétérinaire, qui m’a effleuré l’esprit à un moment, ou même la pharmacologie.
Un choix difficile
Le choix de ma profession a été très réfléchi quoiqu’il ne fût pas un choix facile. Je ne connaissais aucun dentiste en particulier, mais après mon bac en biochimie, j’ai observé comment cela se passait dans le cabinet où je pratique aujourd’hui. De toute façon, je ne me voyais pas faire de la recherche dans un laboratoire, et cela me tentait moins de devenir chirurgien maxillo-facial, une autre possibilité en fait.
La médecine dentaire en français
[TEXTE]
Il n’y a pas de faculté de médecine dentaire francophone en Ontario. Aujourd’hui, il y a un échange intergouvernemental entre le gouvernement québécois et le gouvernement ontarien pour former des dentistes francophones au Québec. Le gouvernement ontarien m’a subventionné pour que j’aille étudier la médecine dentaire au Québec. En retour, je devais revenir pratiquer pour au moins deux ans en Ontario français. Si tu es Franco-Ontarien, tu as le droit d’appliquer mais il n’y a pas de place réservée.
MES COMPÉTENCES
TRAVAILLER EN ÉQUIPE
- Bien gérer le travail avec des équipes relativement grosses
APPRENDRE CONSTAMMENT
- Comme dentiste, tu es obligé de prendre un certain nombre de cours.
- Être à jour avec les nouvelles techniques et les derniers matériaux
COMMUNIQUER
- Bien informer les patients sur les diagnostics et les traitements
PLANIFIER ET ORGANISER
- Maximiser des horaires très chargés
- Superviser le travail des secrétaires quant à l’achat de matériel
RÉFLÉCHIR ET RÉSOUDRE DES PROBLÈMES
- Analyser les signes et les symptômes des patients
- Poser les diagnostics les plus exacts possibles
UTILISER LES CHIFFRES
- Comprendre les rapports comptables
- Gérer l’aspect business de la profession
AVOIR DE LA DEXTÉRITÉ
- Faire des mouvements très fins, très précis
SAVOIR GÉRER LE STRESS
- Savoir gérer ton stress et celui de tes patients
Se tenir informé
[TEXTE]
Le Collège des chirurgiens dentistes de l’Ontario t’oblige à aller à un certain nombre de cours par année. C’est un système de points pour maintenir les standards dans la profession en général. Comme dentiste tu es obligé de te garder à jour. J’assiste à des formations continues, je lis des revues dentaires sur les nouvelles technologies, sur les nouvelles modalités de traitement. Les patients exigent que leur dentiste soit au courant des nouvelles technologies!
Bien informer les patients
L’aspect le plus important en dentisterie c’est de bien expliquer aux patients les diagnostics et les plans de traitement. Si cette communication est bien faite, elle va alléger le stress des patients, elle va rendre plus supportable le traitement. Un dentiste n’a jamais un patient trop informé. Il faut vraiment faire des pirouettes pour s’assurer que le patient a tout compris.
La main ferme et l'oeil d'artiste
Les dentistes travaillent dans des endroits assez étroits avec des turbines qui tournent à 40 000 tours par minute. Les mouvements se comptent en fractions de millimètres. Il est donc très important d’avoir de la dextérité. C’est une qualité qui se développe avec la pratique à l’école, avec l’expérience aussi. Ta dextérité et ton œil artistique vont avoir une grande influence sur la qualité d’un traitement.
Le stress au quotidien
Comme dentiste, il faut toujours être calme et savoir prendre du recul. La plupart des patients sont un peu stressés quand ils entrent dans un cabinet de stomatologue. Il est très important que le dentiste sache gérer le stress du patient, c’est un aspect difficile mais essentiel de notre profession.
La proximité physique
Cela peut paraître bizarre, mais, en tant que dentiste, il faut que tu gères la proximité physique avec tes collaborateurs et avec le patient. Le dentiste, l’assistante, le patient, on est tous collés l’un sur l’autre sur quelques mètres carrés. Dans mon métier, on entend souvent parler de dentistes et d’assistantes qui doivent se séparer puisqu’ils ne peuvent pas travailler ensemble, puisqu’ils ne s’entendent pas.
MON TRAVAIL ET MOI
ACTIVITÉS QUOTIDIENNES
- Examiner les patients
- Établir les diagnostics, interpréter les tests
- Procéder aux traitements actifs
MES PRÉFÉRENCES
- Les plans de traitement esthétique
MES DÉFIS
- La gestion du personnel
- Satisfaire les clients dont les attentes ne sont pas réalistes
Une journée de travail
Je commence ma journée de travail à huit heures. D’habitude, je consulte les dossiers de mes patients de la journée, je discute avec mes assistantes pour m’assurer que tout est prêt pour traiter ces patients. Ensuite, je commence à recevoir les patients. À midi, je prends juste une courte pause pour manger et j’enchaîne avec les patients de l’après-midi. La journée finit vers cinq heures et demie, sauf les mardis quand je travaille jusqu’à huit heures du soir.
Un plus beau sourire
J’aime beaucoup faire des plans de traitement esthétique. C’est une partie assez importante de mon travail. Ça peut aller de choses simples, comme un blanchiment de dents jusqu’à de gros cas de couronnes, du traitement d'orthodontie qui change l’apparence des dents. C’est motivant de voir des patients heureux, des patients qui partent avec un plus beau sourire que lorsqu’ils sont arrivés.
L'hygiéniste et l'assistante
Je ne travaille pas tout seul dans mon cabinet. Il y a aussi l’hygiéniste et mon assistante. L’hygiéniste dentaire est assez indépendante. Elle a son propre horaire, sa chaise dentaire, elle peut prendre des radiographies…
L’assistante suit vraiment le dentiste. Elle prépare la chambre pour le patient et elle fait une entrevue préliminaire…C’est elle qui va donner les instruments et les matériaux au dentiste. L’assistante est vraiment une autre paire de mains pour le dentiste.
De 15 à 60 patients par jour
Quand j’ai une journée vraiment chargée, quand les deux autres dentistes ne sont pas là, quand je dois voir tous les patients et que je m’occupe de tous les examens de rappel des hygiénistes, alors je peux voir quelque 60 patients dans une journée! Mais, habituellement, je vois entre 15 et 20 patients tous les jours. C’est sûr que si j’ai des patients présentant des problèmes compliqués, j’en ai moins que ça.
L'importance de travail du dentiste
[TEXTE]
Quelqu’un qui a déjà eu un mal de dents va comprendre l’importance d’un dentiste. Il y a des gens qui ne peuvent plus fonctionner à cause d’un mal de dent. C’est important d’avoir quelqu’un qui sait comment soulager ta douleur.
C’est important d’avoir des bonnes dents. Les dentistes vont pouvoir aider les patients à gérer l’état de leur santé buccodentaire qui va aussi affecter leur état de santé général.
MES ÉTUDES
UNIVERSITAIRES
- Doctorat en médecine dentaire de l’Université de Montréal
- Baccalauréat en biochimie de l’Université d’Ottawa
SECONDAIRES
- Diplômé de l’École secondaire Thériault de Timmins
Mes cours préférés
- Les sciences
Les cours que j’aimais moins
- Les cours de langue
École secondaire Thériault
J’ai beaucoup aimé mes années au secondaire. Je faisais partie du conseil des élèves, j’ai même été « premier ministre » de l’école lors de ma dernière année d’études secondaires. J’adorais organiser des camps de leadership. Quant à l’école en tant que telle, j’aimais beaucoup les cours de sciences, toutes les sciences. J’aimais moins par contre les cours de langues, je ne suis pas quelqu’un qui aime écrire.
Un bac très compétitif
Le programme de biochimie était assez intense, avec beaucoup de cours de sciences et de mathématiques. Beaucoup de devoirs et beaucoup de cours de laboratoire aussi. C’est un bac très compétitif. Beaucoup de monde se sert de lui comme tremplin pour aller plus loin, la concurrence est rude. Par contre, si j’avais décidé de m’arrêter là, je n’aurais pu trouver qu’un travail de technicien de laboratoire.
Dentisterie à l'Université de Montréal
[TEXTE]
La première année, on est regroupés avec les étudiants en médecine, les étudiants en pharmacie, les étudiants en optométrie… C’est une année plutôt théorique. Ensuite, les années deux et trois, ce sont des années de laboratoire. On pratique sur des dentoformes. Encore beaucoup de théorie… Ensuite, les années quatre et cinq, on commençait en clinique à traiter de vrais patients.
De longues journées
Les journées d’étude étaient souvent très longues à l’Université de Montréal. Elles commençaient d’habitude à huit heures le matin. On avait un cours de huit heures à neuf heures et ensuite on enchaînait avec un laboratoire de neuf heures à midi. Après le déjeuner, on avait un laboratoire de une heure à quatre heures et, tout de suite après, des cours jusqu’à six, parfois sept heures du soir. C’était ça l’horaire d’une journée pleine.
Généraliste ou spécialiste?
À la fin de mon doctorat en médecine dentaire, on a accepté ma candidature pour devenir chirurgien maxillo-facial. En tant que chirurgien maxillo-facial, tu t’occupes des cas vraiment très difficiles et complexes. Le plus souvent tu as des patients atteints de cancers. J’aurais pu continuer les études pour quatre ans de plus. Mais j’ai senti que le fait de me spécialiser limitait beaucoup mon champ de pratique et j’ai préféré rester dans la médecine dentaire et être généraliste.
MON AVENIR
COURT TERME
- Continuer le travail que je fais
- Me marier
LONG TERME
- Consacrer du temps aux enfants que je vais avoir
Jeune dans ma profession
À court terme, je voudrais continuer le travail que j’ai commencé. Je suis assez jeune dans ma profession, je voudrais continuer à perfectionner mes techniques, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre.
Pour le reste, sur un plan plus personnel, je vais me marier prochainement.
Trouver du temps
[TEXTE]
C’est difficile pour moi de dire non au travail. La demande pour les dentistes à Timmins est énorme, il y a beaucoup, beaucoup de travail. Tu pourrais travailler 15 heures par jour si tu voulais. Les patients ne veulent pas attendre. Ça fait que tu travailles fort pour leur donner le meilleur service. Mais à un moment donné, la vie de famille pourrait en souffrir. Ce n’est pas facile…
Les possibilités d'emploi en Ontario
Le besoin est différent selon les régions. Si tu veux travailler au centre-ville de Toronto, tu vas travailler un peu moins, c’est certain. Tu vas gagner ta vie, pas plus… Si tu veux beaucoup travailler, tu vas dans le Nord.
Il y a partout de plus en plus de personnes âgées qui veulent garder leurs dents en bonne santé. Cependant, en vieillissant, les dents demandent plus de traitements, des traitements plus gros. La demande augmente donc beaucoup.
Conseils pour les jeunes
Je conseillerais à un jeune Franco-Ontarien qui rêve de devenir dentiste de bien travailler à l’école. C’est un programme difficile, il n’y a pas beaucoup de places, il y a donc de la concurrence. Il faut travailler fort, il faut avoir de bonnes moyennes.
Je lui recommanderais d’aller faire un stage dans un cabinet de dentiste et de parler aux dentistes et aux autres professionnels. Je l’ai fait moi-même et je ne l’ai pas regretté.
Trois tests pour être accepté
Pour se faire accepter au programme de médecine dentaire, les candidats seront testés sur trois aptitudes. Les examinateurs vont d’abord vérifier leurs résultats scolaires et vont leur poser des questions concernant les sciences. Ensuite, ils vont se pencher sur la dextérité des candidats en leur faisant exécuter des sculptures en savon. Enfin, ils vont vérifier la perception visuelle. Mais les jeunes pourront bénéficier d’une préparation adéquate pour ce genre de tests.
LIENS UTILES
Information sur le marché de l’emploi
Classification nationale des professions
Guide sur les carrières
Emploi avenir – Ontario
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Professions connexes
Hygiénistes et thérapeutes dentaires
Technologues et techniciens dentaires et auxiliaires dans les laboratoires dentaires
Associations professionnelles
L’association dentaire canadienne
Le bureau d’examen dentaire du Canada
Autres liens utiles
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